Saintes taxe l'ivresse sur la voie publique pour solutions financières

À Saintes, l'ivresse publique devient une source de revenus pour la ville.
Saintes taxe l'ivresse sur la voie publique pour solutions financières
À Saintes, les personnes interpellées en état d’ivresse publique et manifeste devront s’acquitter d’un « forfait » de 150 euros à compter du 1er juillet. /Istock

À Saintes, les personnes trouvées en état d'ivresse devront verser une amende de 150 euros pour couvrir les frais engendrés par l'intervention des policiers municipaux. Cette initiative suscite des inquiétudes au sein de l'opposition qui déplore une possible stigmatisation des individus en difficulté.

Dans la préfecture de la Charente-Maritime, les infractions liées à l'ivresse publique entreront en vigueur le 1er juillet. Le maire, Bruno Drapron, à la tête de la municipalité (Horizons), justifie cette mesure par la nécessité de compenser le coût des interventions policières.

Les forces de l'ordre sont souvent contraintes de transporter les individus à l'hôpital pour des soins avant leur placement en cellule de dégrisement. Cela implique des démarches administratives, notamment l'obtention d'un « certificat de non-hospitalisation », ce qui nécessite du temps précieux, surtout lorsque l'hôpital est surchargé.

« En moyenne, une patrouille consacre trois heures à ces situations », précise la mairie, en se basant sur des données récentes. Lorsque l'hôpital de la ville ne peut pas accueillir de nouveaux patients, les agents doivent se rendre à Royan ou Rochefort, les éloignant ainsi de leur mission principale sur le terrain. Bruno Drapron souligne qu'il ne vise pas à stigmatiser un segment de la population, affirmant : « Beaucoup parmi ceux qui sont concernés ont les moyens de contribuer aux finances de la ville. »

De son côté, Ludovic Norigeon, leader de l'opposition socialiste à Saintes, critique cette approche : « Transformer une situation de vulnérabilité en amende est inacceptable. C'est une gestion comptable d'un problème humain. » Il évoque également le risque que ces amendes ne génèrent que des recettes illusoires, car la majorité des personnes concernées pourraient se retrouver dans l'incapacité de payer. En réponse, le maire Drapron, tout en rejetant le terme de « populisme », défend cette politique en affirmant : « Nous choisissons de rechercher de nouvelles sources de financement pour notre ville. »

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