La disparition de Manon Relandeau a pris une tournure inattendue avec l'incarcération d'un chauffeur de taxi, qui a cru agir dans le sens de la justice. Cet homme, arrêté la semaine dernière pour avoir soutenu le compagnon suspecté de meurtre, explique avoir voulu coopérer. En effet, après avoir reconnu le fugitif à la télévision, il s'est présenté de lui-même au commissariat pour apporter son témoignage sur la fuite vers l'Algérie.
Selon Ouest France, l’individu, quadragénaire et entrepreneur dans le secteur du transport, insiste sur son intention de partager des informations essentielles. Son avocat, Me Théo Barrière, souligne qu'il s'est présenté pour contribuer à la manifestation de la vérité, mais que ce geste n'a pas été apprécié par les autorités judiciaires.
Une situation délicate entre justice et défense
Malgré sa volonté de montrer sa bonne foi, la remise d'une clé de voiture interprétée comme une complicité n'a pas suffi à le disculper. Me Barrière dénonce une détention provisoire qu'il juge excessive, disant : "Je comprends la mise en examen, mais la détention est injustifiée".
La situation est d'autant plus difficile que le chauffeur a dû se défendre sans avocat lors de son premier passage devant le juge. En pleine grève des avocats, cette situation a conduit à un débat sur les droits de la défense. "C'est une situation ubuesque", s'insurge Me Barrière, qui se bat pour prouver l'innocence de son client.
Accusé d'association de malfaiteurs et de modification de la scène de crime, le chauffeur est catégorique : il n'a jamais rencontré Manon Relandeau et n'a pas participé à des actes criminels. Alors que l'enquête se poursuit et que l'éleveuse reste introuvable, il a fait appel de son incarcération auprès de la chambre de l'instruction de Rennes.







