Le 20 avril, un tremblement de terre d une magnitude de 7,7 a frappé le nord du Japon, déclenchant une alerte au tsunami. Bien que la vague observée ait atteint 80 cm, aucune victime ni dégât majeur n’a été signalé. Néanmoins, les autorités font preuve de prudence face à d'éventuelles répliques, un pays qui reste marqué par les événements tragiques de 2011.
À 16 h 53, heure locale, un immeuble de bureaux est secoué violemment. Les habitants, sortant des bâtiments, expriment leur choc. L'un d'eux témoigne : "Quand l'alerte s'est déclenchée, je ne m'attendais pas à des secousses aussi fortes. Le tremblement de terre s'est intensifié. À la fin, c’était violent."
D'autres, par mesure de sécurité, se réfugient sur un parking, loin des structures. L'un des résidents raconte : "Je suis venu dès que l'ordre d'évacuation a été donné dans le quartier. J'ai évacué seul, car mes enfants étaient à l'école. Je pense qu'il vaut mieux que je reste ici jusqu'à la fin de l'alerte".
Alerte tsunami et vague sur le littoral : le Japon en état de vigilance
L'épicentre du séisme, localisé à environ dix kilomètres des côtes pacifiques, a suscité l'inquiétude. Quarante minutes après la secousse initiale, la vague de 80 cm a déferlé sur le littoral. Le Premier ministre japonais, Sanae Takaichi, a exhorté les résidents des zones à risque à rechercher des abris plus élevés : "Pour ceux d'entre vous qui habitent dans des zones identifiées à risque, veuillez évacuer vers des endroits plus en hauteur et plus sûrs."
Les autorités maritimes ont promptement mis en sécurité les navires au large. Le traumatisme du tsunami de 2011, qui avait causé la catastrophe à la centrale de Fukushima et entraîné la perte de 18 500 vies, reste vivace dans les mémoires et aiguise les craintes. Des experts s'accordent à dire que la menace sismique est toujours présente dans cette région, soulignant l'importance de la préparation.







