Face à la menace du narcotrafic à Marseille, Amine Kessaci a fondé l'association Conscience pour défendre “les besoins matériels et moraux des quartiers populaires”. En vue des élections municipales, il a décidé de rejoindre la liste du maire sortant, Benoît Payan.
“Pour l'école, pour les quartiers, pour Marseille”. C’est avec cet appel que le jeune militant écologiste, engagé contre le narcotrafic, a officiellement annoncé sa candidature le 26 janvier. Il se présentera sur la liste du Printemps Marseillais, sous l'égide de Benoît Payan.
Originaire du quartier de Frais-Vallon, Amine Kessaci a fait cette annonce pendant un déplacement à "l'Après M", un espace d'entraide citoyenne dans les quartiers nord de Marseille, en présence de Benoît Payan, rapporte franceinfo.
“Je fais pleinement confiance au maire pour porter mon combat. Ensemble, nous pouvons faire de Marseille un exemple national dans la lutte contre le narcotrafic”, a déclaré le jeune homme de 22 ans, qui, selon le maire, occupera “un rôle central” dans cette campagne.
Un engagement marqué par des tragédies
Amine Kessaci, connu pour sa proximité avec le maire, a fondé l’association Conscience en 2020, destinée à aider les familles affectées par le narcomicide. Son but est de “soutenir les résidents et de combattre l'inévitabilité qui condamne souvent les jeunes de son quartier à la prison ou au pire”.
Cette initiative est liée à un événement tragique dans sa vie : la mort violente de son frère dans un triple homicide. En décembre 2020, Brahim Kessaci a été retrouvé mort, calciné dans une voiture. Suite à cette perte, Amine a publié un livre, "Marseille, essuie tes larmes", en octobre 2025, relatant les conséquences dévastatrices du trafic de drogue sur la cité phocéenne.
Peu après, une nouvelle tragédie a frappé la famille : le frère d'Amine, Mehdi, 20 ans, a été assassiné le 13 novembre 2025, tandis qu'il conduisait sa voiture. Bien que les circonstances entourant cet assassinat d'intimidation soient encore à l'étude, Amine Kessaci reçoit maintenant une protection policière en raison des menaces qu'il subit.







