Cent jours après son élection à la mairie de Nice, Éric Ciotti a dressé un premier bilan au micro de BFM Nice Côte d'Azur, ce lundi 6 juillet. Au cœur des discussions, la sécurité, les JO, et ses aspirations pour l'avenir de la ville.
Une rupture avec son prédécesseur
D'emblée, Éric Ciotti a réaffirmé sa volonté de tourner la page et d'instaurer une vraie rupture avec son prédécesseur, Christian Estrosi. "Les Niçois réclamaient un changement en termes de communication et de projets, et nous nous efforçons de répondre à ces attentes tout en mettant un accent fort sur la gestion de l'argent public," a-t-il déclaré.
200 policiers municipaux de plus
La sécurité, pierre angulaire de son programme, a pris une place centrale dans les 100 premiers jours. "Nous avons constaté une augmentation de 34% des interpellations liées au trafic de stupéfiants, portant l'accent sur la lutte contre le narcotrafic, notamment aux Moulins," s'est réjoui le maire.
Pour renforcer la police municipale, il a annoncé le recrutement de 200 nouveaux agents, en soulignant que l'indemnité a été revue à la hausse afin d'attirer les meilleurs éléments. "Nous voulons que notre police municipale soit parmi les mieux rémunérées de France," a-t-il précisé.
Les JO, une déception relativisée
Dans ses regrets, Éric Ciotti a mentionné que les décisions politiques ont conduit à l'élimination de Nice des JO. "Je suis déçu, mais les Niçois semblent plus préoccupés par les dépenses à court terme que par les retombées potentiellement éphémères d'un événement de 15 jours," a-t-il noté.
Les retombées économiques annoncées, évaluées à un milliard d'euros, lui paraissent exagérées. "Ces chiffres proviennent de l'imagination de certains élus et ne reflètent pas la réalité," a-t-il déclaré avec assurance.
Des économies à prévoir
Le maire envisage également des économies significatives, avec, par exemple, la suppression du magazine municipal et une réduction des indemnités des élus. Il projette de passer de 120 à 40 directions au sein de la ville, ce qui devrait alléger les coûts opérationnels.
Présidentielle 2027 : l'alternance en ligne de mire
Concernant les élections présidentielles de 2027, Éric Ciotti a affirmé sa détermination à rassembler la droite et à s'engager pour une alternance. "La justice ne devrait pas décider de l'avenir politique de notre pays," a-t-il exprimé, tout en maintenant ses alliances avec le Rassemblement National.
Enfin, il a assuré sa loyauté à Nice, malgré les éventuelles propositions ministérielles. "Je suis engagé auprès des Niçois et fier d'être leur maire," a-t-il conclu.







