Il n’a pas tardé à relever le défi. Élu en mars 2026, Jacques Giroux, qui n’avait aucune connaissance préalable en finances publiques, a accompli l’impressionnant travail de présenter les orientations budgétaires pour 2026, le budget primitif et le compte administratif de 2025. Ce baptême du feu lui a assuré une reconnaissance rapide au sein de l’équipe municipale.
« J’ai tout de suite été plongé dans le chaudron, et cela m’a valu quelques nuits blanches. Les finances publiques étaient un univers totalement nouveau pour moi », confie-t-il. À 72 ans, il se fixe des objectifs clairs : réduire la dette de la ville, maintenir un niveau d’investissement élevé, et stabiliser les taux d’imposition.
Son intégration dans l'équipe de Patrick Marengo semble sans faille. Jacques est un homme de dialogue, soucieux de rester éloigné des querelles politiques. « Je ne suis membre d'aucun parti », précise-t-il.
Originaire de Paris, il a construit sa carrière dans le milieu syndical agricole, notamment à la FNSEA (Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles), où il a occupé des fonctions de direction. Jacques explique : « Je pouvais gérer des enjeux économiques à des niveaux variés, et cela m’a bien préparé pour mes fonctions actuelles. »
Un transfuge à Royan
En 2015, Jacques et sa femme Chantal, désireux de quitter Corbeil-Essonnes, s’installent à Royan, près de sa famille charentaise. « Ce coin a autrefois accueilli de nombreuses exploitations agricoles, ce qui me satisfait pleinement », raconte-t-il avec humour.
« Je n’avais pas d’expérience en finances, mais le maire m’a fait confiance, et je ne le regrette pas »
Remarqué lors de ses interactions dans des associations locales, il a d’abord été sollicité pour devenir directeur de campagne de Patrick Marengo avant d’être nommé adjoint aux finances.
Des projets au sein de la Fondation du patrimoine
Son engagement envers Royan est total, même s’il a dû renoncer à un rôle clé dans la Fondation du patrimoine, où il gérait des projets de rénovations historiques. « J'ai eu l'opportunité d'organiser des collectes pour la restauration de bâtiments emblématiques de la région », dit-il avec fierté.
Inspiration et collection
Dans ses nouvelles fonctions, Jacques s’inspire de Victor Hugo, dont un buste trône sur son bureau. Entre deux réunions, il trouve le temps de témoigner de ses autres passions, comme les soldats de plomb de la Première Guerre mondiale.







