Sébastien Lecornu a annoncé, mardi soir, l'instauration de tests salivaires aléatoires pour les membres des cabinets ministériels, les hauts fonctionnaires, ainsi que les ministres. Cette mesure fait suite à la révocation d'un conseiller du Premier ministre, lié à des problèmes de consommation de drogue.
La circulaire, rendue publique par Politico et Le Figaro, stipule que ces contrôles seront non seulement inopinés mais également obligatoires pour ceux en position de décision au sein du gouvernement. Le cabinet du Premier ministre a confirmé que même les ministres devront se plier à cette règle stricte.
Les autorités justifient cette initiative par une « exigence d'exemplarité », évoquant un risque sécuritaire. Lecornu a détaillé que toute consommation de drogues, même sporadique et dans un cadre privé, pourrait représenter "une vulnérabilité personnelle susceptible d’être exploitée par des groupes de pression et des réseaux criminels."
Conséquences pour les résultats positifs
En cas de résultats positifs ou de refus de se soumettre aux tests, les ministres sont appelés à "évaluer les conséquences qu'il conviendrait d’en tirer, y compris sur le plan disciplinaire." Par ailleurs, un accompagnement vers des établissements de soins sera systématiquement proposé.
Les membres du gouvernement disposent jusqu’au 26 juin pour soumettre un plan d’action à Matignon. Cette décision intervient dans un contexte sensible, après qu'une information de Le Canard Enchaîné a révélé la nécessité pour Lecornu de se séparer d’un conseiller pour des motifs similaires en février dernier.
Avec près de 91 % des Français désireux de voir des mesures strictes contre les trafiquants de drogue dans les logements sociaux, comme le souligne un sondage publié par Valeurs Actuelles, cette circulaire semble répondre à une demande citoyenne forte.







