L'actualité à Perpignan a pris une tournure troublante suite à la révocation d'un agent municipal, découvert arborant un tatouage véhiculant la devise des SS. Selon ICI Roussillon, il ne s’agit pas d’un simple employé, mais de Charles Ifssah-Becuwe, un ancien conseiller municipal s’étant déjà illustré au sein de la majorité de Louis Aliot lors du mandat 2020-2026.
Un ancien de la majorité municipale
Charles Ifssah-Becuwe avait brièvement été en lice lors des élections municipales de 2020, se hissant à la 45e position sur la liste de Louis Aliot. Bien qu'il n’ait pas été élu, il a été intégré dans l’équipe municipale en tant que chargé de mission. À la suite de démissions au sein du conseil municipal, il a obtenu un siège comme conseiller en juin 2023. Toutefois, son nom ne figurait plus sur les listes pour les élections de 2026. Après son mandat, il a été réembauché par la mairie, cette fois dans le service des pièces d'identité.
Le tatouage révélé par un usager
Cette affaire a éclaté lorsqu’un citoyen a signalé le tatouage, visible lors d’une interaction administrative. Une image attestant de ce tatouage, portant l'inscription "Mon honneur s'appelle fidélité", a circulé largement. Cette phrase se traduit de l'allemand par "Meine Ehre heißt Treue", la devise officielle des SS, interdite dans plusieurs pays, dont l’Allemagne et l’Autriche.
La réaction de la municipalité
Interrogée par ICI Roussillon, la mairie a confirmé l'écartement de cet agent, précisant que son contrat ne serait pas reconduit, sans clarifications sur les processus de vérification précédant son recrutement.
Cette situation a engendré de vives réactions sur la scène politique nationale. Des figures de La France insoumise ont exprimé leur indignation, dénonçant l'absence de garde-fous concernant l'intégration de personnels aux antécédents douteux au sein des administrations. Le coordinateur national, Manuel Bompard, a déclaré : "À Perpignan, on peut être agent municipal et arborer une devise des SS sur son bras. La dédiabolisation du RN dans les faits." De son côté, le député LFI de Seine-Saint-Denis, Thomas Portes, a déclaré que "l’extrême droite n’a pas changé".
Le syndicat des agents territoriaux de Perpignan s’est également montré "choqué", rappelant l’obligation pour les fonctionnaires de représenter les valeurs républicaines.
À l'heure actuelle, la ville de Perpignan n’a pas encore apporté d'éléments nouveaux concernant ce dossier très sensible.







