Un agent contractuel de la mairie de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales, a été suspendu de ses fonctions après qu'un tatouage évoquant le nazisme ait été signalé. Selon ICI Roussillon, le responsable, Charles Ifssah-Becuwe, est un ancien conseiller municipal auprès du Rassemblement national.
Ce tatouage, visible sur son avant-bras, présente en lettres gothiques une phrase très controversée : "Mon honneur s’appelle fidélité", qui est la traduction française de la devise des SS, "Meine Ehre heißt Treue". C’est un habitant de la ville qui a alerté les autorités après avoir aperçu le tatouage lors d'une démarche administrative et pris des photos, qui ont ensuite circulé sur les réseaux sociaux.
L'alerte a été donnée rapidement, et les images publiées montrent l'homme, rasé de près, avec l'inscription sur son bras. La découverte a suscité l'indignation parmi ses collègues, comme l’a confirmé Stéphan Maroselli, secrétaire général du syndicat des agents territoriaux. Il a déclaré à ICI Roussillon : "Les symboles associés au nazisme n'ont rien à faire dans une collectivité".
Une carrière en questions
Charles Ifssah-Becuwe n’était pas un inconnu de la vie municipale. En 2020, il avait occupé la 45e place sur la liste du Rassemblement national conduite par Louis Aliot, sans réussir à être élu. Toutefois, en juin 2023, il avait intégré l’assemblée municipale en tant que conseiller. Suite à l'incident, la ville a annoncé que son contrat ne serait pas renouvelé.
L'affaire fait écho à des préoccupations plus larges autour de la montée des discours extrémistes et du néonazisme en France, alimentant un débat nécessaire sur la présence de tels individus au sein des institutions publiques.
Les réactions continuent d’affluer, et cette situation pourrait inciter les municipalités à renforcer leurs contrôles sur la moralité et les comportements de leurs agents. Les enjeux sont clairs : les symboles de haine n'ont pas leur place dans le service public.







