La croisière MV Hondius, impliquée dans une alerte sanitaire de portée internationale, a quitté la baie de Praia, au Cap-Vert, pour rejoindre Tenerife. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que d'autres cas d'hantavirus sont susceptibles d'apparaître, soulignant ainsi l'ampleur d'une épidémie potentielle.
Ce qu'il faut savoir
Le 8 mai, l'OMS a déclaré que des contaminations supplémentaires à bord du MV Hondius sont "possibles", en raison de la longue période d'incubation du virus de la souche des Andes, qui peut atteindre jusqu'à six semaines. Alors que le navire se dirige vers les Canaries, les autorités déclarent suivre la situation de près.
Une maladie rare et grave. Le hantavirus peut entraîner un syndrome respiratoire aigu. À l'heure actuelle, il n'existe ni vaccin ni traitement spécifique. Le virus, véhiculé par les rongeurs, a été identifié chez des passagers et est noté pour sa capacité à se transmettre d'un humain à un autre, une caractéristique unique de la souche des Andes.
Moins contagieux que le Covid-19. Les responsables sanitaires, ainsi que l'OMS, se veulent rassurants sur le "faible" risque épidémique que présente le hantavirus, précisant qu'il est moins contagieux que le Covid-19. "Ce n'est pas le début d'une épidémie... ni d'une pandémie", a affirmé Maria Van Kerkhove, responsable de la préparation aux pandémies à l'OMS, lors d'une conférence à Genève.
Trois décès à déplorer. Trois passagers ont perdu la vie durant cette croisière, laquelle devait relier Ushuaïa en Argentine au Cap-Vert. Parmi les défunts figurent un couple néerlandais, qui voyageait depuis plusieurs mois en Amérique du Sud, et une femme allemande. Ce groupe de croisiéristes fait actuellement l'objet d'hospitalisations et de suivis médicaux dans plusieurs pays, dont les Pays-Bas, la Suisse, l'Allemagne et l'Afrique du Sud.







