Suite à la récente démonstration de force de Raphaël Guerrero, candidat de la droite, c'est au tour de Guillaume Lissy, représentant de la gauche à la présidence de la Métropole de Grenoble, d’affirmer son engagement. Le maire de Seyssinet-Pariset, qui avait presque remporté la présidence lors d'un vote précédent, revient avec un message clé : "Je porte la voix des deux tiers de la population".
Après la réunion de Guerrero à Fontaine, où une vingtaine de maires se sont solidarisés, Lissy rappelle que la majorité de la population de l'agglo, soit 66%, ne peut être ignorée dans le processus décisionnel. Dans un contexte où des villes comme Grenoble et Échirolles concentrent une grande partie de cette population, il insiste sur l'importance de la représentation adéquate au sein de l'agglo.
"Je suis fier de représenter les communes qui forment le tissu de notre métropole. Il est vital que le territoire, avec ses richesses économiques et ses citoyens, ait une voix forte", déclare-t-il. Lissy plaide pour un rééquilibrage du pouvoir et appelle à des discussions constructives avec les autres maires pour éviter de marginaliser une partie de la population.
"J'ai invité tous les maires à une réunion de travail ce lundi pour discuter et avancer dans le respect de chacun", a-t-il ajouté, soulignant son désir de bâtir des ponts entre les différentes parties prenantes. Cependant, il précise qu’il ne gouvernerait pas avec LFI dans son exécutif, affirmant qu’il ne peut y avoir "d'opposition municipale dans un gouvernement." Cette position pourrait entraîner des remous au sein des coalitions de gauche.
Les enjeux de la métropole de Grenoble sont complexes, mais Lissy démontre sa volonté de transcender les divisions pour favoriser un dialogue qui inclut toutes les voix, notamment celles des communes les plus peuplées de l’agglo. Le défi est désormais de rassembler autour d’un projet commun.







