Avec un président non rééligible après deux mandats et un paysage politique en mutation, le nombre d’élus envisageant la présidentielle a explosé. BFM fait un état des lieux des candidats déjà engagés, ceux qui se préparent à passer par des primaires et ceux qui nourrissent de possibles ambitions sans encore officialiser leur candidature.
• Ceux qui sont officiellement dans la course
Alors que l'échéance se rapproche, seuls quelques candidats ont franchi le pas et déclaré leur candidature. Édouard Philippe, ancien Premier ministre, a été pionnier en officialisant son intention de se présenter en septembre 2024, car il sait qu'une visibilité précoce peut le rendre incontournable, bien que cela comporte aussi des risques d'usure et de polémiques incessantes.
Il se heurte cependant à une concurrence renforcée, notamment de la part de Bruno Retailleau, leader des Républicains, dont la campagne a débuté en février. Selon BFM, Retailleau pourrait capter une partie de l'électorat d'Édouard Philippe, avec des sondages le plaçant entre 6 et 9% des voix.
Marine Le Pen, après plusieurs tentatives passées, est à nouveau sur les rangs. Toutefois, sa participation à la présidentielle est assombrie par une condamnation qui la rend actuellement inéligible. Sa situation dépendra du verdict de son procès prévu pour le 7 juillet prochain. "Je suis extrêmement combative" a-t-elle déclaré, annonçant son intention de rester dans la course malgré les obstacles.
Dans le paysage politique, d'autres personnalités se démarquent, comme Xavier Bertrand, réélu à la tête des Hauts-de-France, et Dominique de Villepin, ancien Premier ministre, qui affiche également des ambitions présidentielles.
• Ceux qui sont prêts à se lancer dans une primaire
À droite comme à gauche, des voix s'élèvent pour proposer des primaires ostensibles, permettant ainsi de choisir une candidature unique pour maximiser les chances d'accéder au second tour. David Lisnard, maire de Cannes, a plaidé pour une "grande primaire ouverte" à droite, bien que la candidature de Retailleau semble prise en main par la droite traditionnellement.
À gauche, des figures telles que Marine Tondelier et Olivier Faure espèrent mobiliser la base pour une primaire qui engloberait l'ensemble de la gauche non mélenchoniste. François Ruffin, le député, a également exprimé son intérêt à participer à cette primaire.
• Ceux qui ne sont pas officiellement candidats mais qui se préparent
Alors que les candidatures se précisent, plusieurs personnalités, comme Gabriel Attal, prennent leur temps pour affiner leurs stratégies, restant attentifs à l’évolution du climat politique avant de faire des annonces officielles. Attal, qui vient de publier un livre, pourrait se déclarer candidat après une tournée promotionnelle.
Raphaël Glucksmann, autre figure de la gauche, pourrait lui aussi bientôt annoncer sa candidature, soutenue par la sortie d'un livre prévue pour mai, suivi d'un meeting. Ce processus pourrait l’aider à regagner la confiance de l’électorat, après une série de sorties mal perçues durant l’hiver dernier.
Enfin, du côté des communistes, Fabien Roussel semble motivé pour revenir dans l’arène électorale pour défendre les intérêts de son parti, tandis que Jean-Luc Mélenchon, fort de son score élevé lors de la dernière présidentielle, pourrait également envisager un retour.
Avec des figures emblématiques comme François Hollande et Bernard Cazeneuve qui se manifestent, la compétition promet d'être intense à l'approche des élections de 2027. La situation des candidats sera clarifiée en février 2027, avec le dépôt des 500 signatures nécessaires.







