Le jeud 23 avril, le président argentin Javier Milei a pris une décision choc en interdisant l'accès au palais présidentiel aux 60 journalistes accrédités. Une mesure sans précédent qui souligne son hostilité envers la presse.
Ce verrouillage du palais présidentiel fait écho à une série de déclarations incendiaires de Milei envers les journalistes, allant des insultes répétées à la révocation d'accréditations. "Une décision inédite", indique El País América, notant que cette fermeture intervient dans un contexte d’escalade des tensions entre le gouvernement et la presse.
Le quotidien Página 12 cite les termes utilisés par Milei pour qualifier les journalistes : "Vendus, rats, ordures immondes...". Une phrase emblématique de sa rhétorique reste phrase que l’on retrouve régulièrement : "On ne hait pas suffisamment les journalistes."
“Garantir la sécurité nationale”
Pour justifier cette décision, le responsable de la communication officielle, Javier Lanari, a évoqué une mesure “préventive”, suite à un incident d'“espionnage illégal”, selon La Nación.
Le gouvernement accuse également deux journalistes d'avoir violé des restrictions de couverture. Página 12 rebondit sur le sujet en qualifiant ces justifications de “ridicules”.
L'actualité s'assombrit davantage pour le gouvernement de Milei, qui fait face à de vives critiques au sujet de divers scandales de corruption, notamment le cas de son chef de cabinet, Manuel Adorni, qui avait antérieurement des relations tendues avec les médias. Selon El País América, les pouvoirs en place traitent les révélations de la presse comme “des ordres médiatiques”.
Cette fermeture des portes du palais présidentiel a suscité des réactions des organismes de défense de la liberté de la presse, qui expriment leur préoccupation face à cette intensification des hostilités. “Il s’agit d’une mesure sans précédent,” s'inquiète La Nación, rappelant que la salle de presse de la Casa Rosada a toujours été accessible durant les différentes périodes démocratiques.







