Lors de la dernière séance du conseil municipal de Léguevin, qui s'est déroulée mercredi, le débat d'orientation budgétaire (DOB) a été au cœur des discussions. Ce conseil marque également le début du mandat du maire, Étienne Cardeilhac-Pugens.
Dès l'ouverture, l’édile a souligné l'ambition qui guide sa vision pour la commune, articulée autour de trois axes : garantir des services publics performants, favoriser le développement durable, et animer une vie locale vivante. Conscient des défis financiers à relever, il a affirmé la nécessité de prendre des décisions audacieuses afin de permettre à Léguevin d’« agir » dans un contexte économique difficile.
Le premier adjoint aux finances, Pierre Carillo, a ensuite exposé les perspectives pour 2026, en mettant l'accent sur un environnement économique tendu au niveau national et une diminution de l’épargne des collectivités. À Léguevin, les coûts opérationnels sont en hausse, principalement en raison des dépenses liées à l’eau et à l’assainissement. Parallèlement, certaines recettes, notamment celles en provenance de Veolia, restent en instance.
La municipalité envisage une épargne nette proche de 400 000 euros. Cependant, cette prévision suscite des débats parmi les élus, l'opposition reprochant à la majorité une vision optimiste des chiffres et suggérant une évaluation plus pessimiste de la situation financière. Dans ce cadre, la majorité propose une augmentation de huit points de la taxe foncière pour financer les investissements.
Cette hausse a été vivement critiquée par les partis d'opposition tels qu'« Agir à Léguevin » et « Léguevin en commun », qui estiment qu'il s'agit d'une augmentation irresponsable, équivalente à environ 20 % des recettes fiscales, et qualifient la situation financière de la commune de « préoccupante ». Selon eux, la réelle capacité d'épargne pourrait être bien inférieure, une fois prises en compte certaines recettes exceptionnelles.
Eric Marquié, conseiller municipal d'opposition, a notamment recommandé un audit financier indépendant pour fournir un diagnostic objectif et dessiner une voie « réaliste et durable » pour l'avenir. Il a également exprimé des réserves quant à l'absence de projets structurants parmi les investissements projetés.
En réponse, la majorité a défendu ses choix, rappelant les crises successives qui ont frappé la commune ces dernières années et tentant de justifier une politique visant à conserver un niveau élevé de services publics. « La chose publique a un coût », a affirmé le maire, qui se dit néanmoins ouvert à d'autres solutions de financement.
Ce débat, parfois tendu, s'est achevé avec des positions bien définies avant l'élaboration du budget primitif pour 2026.







