Un changement de délégation suscite la colère du maire de Buxerolles, Gérald Blanchard.
« Je suis surpris. Mon statut de vice-président est désormais converti en délégué du président. Pourquoi ce changement ? », interroge Gérald Blanchard par SMS, à l'occasion de la première réunion du conseil communautaire de Grand Poitiers le 8 avril 2026. Le lendemain, il avait reçu une confirmation écrite le désignant vice-président en charge de la culture et du patrimoine, suite à l'élection d'Anthony Brottier, maire de Poitiers, à la présidence de la communauté urbaine. Surprise, la vice-présidence échoit finalement à Maud Nedellec de Poitiers.
« J'ai ressenti cela comme une injustice pour Buxerolles, qui est la deuxième plus grande ville de notre communauté urbaine », déclare l'édile. Bien qu'il ne veuille pas « créer une polémique », il exprime son « coup de colère ». « Ce n'est pas juste une question de poste, mais la façon dont ce changement a été opéré, sans informé l'intéressé ni honorer les engagements pris, alors qu'Anthony Brottier prône la confiance », ajoute l'ancien vice-président en charge de l'économie circulaire et de la gestion des déchets sous la précédente mandature.
Ce réajustement découle en réalité d'une erreur dans les nominations initiales: la première liste comptait vingt vice-présidents, dépassant la limite de quinze fixée par le Code général des collectivités territoriales. Le président Brottier précise: « J'ai voulu équilibrer les rôles, en veillant à ce qu'il y ait un nombre équilibré de femmes et d'hommes vice-présidents », expliquant ainsi l'interversion des rôles entre Gérald Blanchard et Maud Nedellec.
Appel à rectifier le tir
« Je n'ai pas perçu l'importance de ce changement, car vice-présidents et délégués ont les mêmes prérogatives », réagit Anthony Brottier. Pour lui, le sujet est accessoire face aux défis importants qui se présentent. « Si [Gérald Blanchard] accorde plus d'importance au titre qu'à l'action, je respecte son opinion ».
Bien que Gérald Blanchard reconnaisse que cette situation n'influe pas sur le quotidien, il appelle Anthony Brottier à corriger cette « erreur politique ». « Je serai un délégué actif, mais je demande qu'à la première occasion de vote, une vice-présidence à part entière soit octroyée à Buxerolles ».







