« C’est le docteur qui va redevenir maire ! Si vous saviez comme il a aidé ma mère avant qu’elle ne parte. » Un habitant d’Ondres résume ainsi l'impact de Patrick de Casanove, élu avec 57,25 % des voix lors des municipales du 22 mars 2026.
Ce retour à la mairie n’est pas qu’un simple clin d’œil au passé. Casanove a occupé cette fonction entre 1994 et 2001 tout en étant médecin dans le village. « Je ne me voyais pas faire autre chose que médecine, c’est dans ma personnalité d’aider les gens », confie-t-il.
Son parcours est ancré dans les valeurs du village, où il a commencé à soigner ses premiers patients dès 1983. Après des études de médecine à Bordeaux, il a collaboré avec son père, Jacques de Casanove, avant de devenir médecin coordonnateur à l’Ehpad municipal de Tarnos en 2017.
Des idées qui détonnent
Casanove se démarque par des convictions profondément ancrées dans ses valeurs. « Catholique pratiquant », il n’utilise pas sa foi comme un outil électoral, mais comme une boussole morale. Pour lui, la politique n’est pas une carrière, mais une extension de son art médical, une façon d'aider encore davantage.
Influencé par le penseur libéral Frédéric Bastiat, il défend une approche où les droits naturels — liberté, propriété, personnalité — priment. « L'État, pour moi, ne doit pas être une Providence », souligne-t-il. Son positionnement radical, selon certains médias, est en réalité une conviction personnelle: « Je me sens plus proche d’un anarchiste que d’un homme politique traditionnel. »
Une vision du futur
Critique d'un « capitalisme de connivence », il prône un « salaire complet » et suggère la refonte du financement de l’assurance santé. Il se réfère à la Suisse comme modèle, tout en avertissant contre une dérive totalitaire en France. « Face aux technocrates de Bruxelles, j’ai un sentiment d’impuissance, mais je continue de me battre », admet-il.
Maintenant en tant que maire, Casanove vise à mettre en œuvre certaines de ses idées, telles qu'un référendum local pour aborder des questions importantes avec les habitants. La priorisation de l'armement de la police municipale ainsi qu'une réduction de la fiscalité figurent parmi ses premiers projets pour garantir la dignité des Ondrais.
Réactions variées
Les opinions sur Patrick de Casanove divergent. Certains louent sa capacité à écouter et à agir, tandis que d’autres craignent ses positions jugées radicales. Cette dualité est bien résumée par le commentaire de France Bleu qui le qualifie de « maire aux positions idéologiques radicales ». Cependant, il parle avec conviction de ses choix : « Radical vient de racine. Je suis libéral-minarchiste, c’est la fondation de mes convictions ».
Sur le retour d'Ondres à une gouvernance plus ouverte et participative, les Ondrais attendent avec impatience les résultats de sa vision politique.







