Patrick Balkany face à la justice : une défense au vitriol

Balkany dénonce un système judiciaire biaisé lors de son procès pour détournement de fonds.
Patrick Balkany face à la justice : une défense au vitriol
©STEPHANE DE SAKUTIN, AFP - L'ancien maire de Levallois-Perret, Patrick Balkany, arrive au tribunal de Nanterre pour son procès pour détournement de fonds publics, le 7 avril 2026 dans les Hauts-de-Seine

Lors de l'ouverture de son nouveau procès pour détournement de fonds publics à Nanterre, Patrick Balkany a qualifié le processus d'une "parodie de justice". Le tribunal a rejeté les demandes de sa défense, créant une tension palpable dans la salle d'audience.

Vêtu avec soin, l'ancien maire de Levallois-Perret, âgé de 77 ans, a fait son entrée au tribunal aux côtés de son avocat, Me Robin Binsard. Leurs premières réclamations, auxquelles le tribunal s'est opposé, s'articulaient autour d'un renvoi et d'une annulation de la procédure, que la défense a qualifiée de "mascarade judiciaire".

Me Binsard a insisté sur l'absence de progrès dans l'enquête, ouverte il y a près d'une décennie, et a souligné que l'ancien directeur du développement économique, Renaud Guillot-Corail, était décédé sans avoir été entendu. Face à ces arguments, la procureure a rappelé que la jurisprudence européenne ne justifiait pas une annulation sur de tels fondements.

"C'est invraisemblable d'être ici dans une situation pareille," a affirmé Balkany, citant Georges Pompidou pour illustrer son irritation : "Arrêtons d'emmerder les Français". Les échanges se sont rapidement recentrés sur l'association communale Codeeil, soupçonnée d'avoir été utilisée pour rémunérer M. Guillot-Corail après sa retraite, à travers des subventions considérables.

Balkany a eu des mots forts, qualifiant de "carnavalesque" le fait de juger des actions d'un homme décédé, insistant sur son incapacité à gérer l'association concernée. Évoquant le travail "considérable" de son ex-collaborateur, il a défendu la légitimité de sa rémunération, contredisant les accusations portées contre lui.

"Des ministres déclarent qu'il faut travailler après la retraite, et c'est moi qui suis convoqué alors que cela m'a pris des années pour accepter ce jugement?" s'est-il indigné, laissant entrevoir une frustration face à ce qu'il perçoit comme une injustice. La présidente a, de son côté, rappelé des témoignages d'anciennes collaboratrices, qui présentaient l'association comme étant d'une autonomie limitée.

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