Elio Darmon, figure emblématique de l'affaire troubles de Robert Boulin, est passé de vie à trépas à son domicile de Brandérion, dans le Morbihan, le 1er avril 2026. Selon les informations du parquet de Lorient, son décès serait dû à une défaillance cardiaque, comme confirmé par l'autopsie réalisée récemment. Ce témoin crucial avait joué un rôle fondamental en ramenant sous les projecteurs une affaire longtemps restée dans l'ombre.
Le rapport médico-légal a exclu toute intervention extérieure, a déclaré Laetitia Mirande, procureur de la République de Lorient. Pourtant, la disparition de Darmon soulève de nombreuses interrogations dans le cadre de l'une des énigmes les plus marquantes de la Ve République.
Darmon avait 79 ans et souffrait de problèmes de santé. Évoquant l'affaire Boulin, il avait affirmé avoir entendu des éléments troublants liés aux circonstances du décès de l'ancien député-maire de Libourne, découvert dans un étang en 1979. Alors que les autorités avaient longtemps conclu à un suicide, sa famille plaidait pour un assassinat politique. Son témoignage, publié par Sud Ouest en septembre 2024, a relancé les spéculations autour de cet événement tragique.
Des informations inquiétantes avaient été révélées : Darmon avait été la cible d'une tentative meurtrière en été 2025, lorsque des tirs avaient été échangés près de son domicile. Il avait parlé de ces événements comme d'une menace pour sa vie, insinuant que son témoignage dérangeait encore des intérêts puissants. « C’est une tentative de meurtre pour me faire taire », avait-il dit, citant des pressions pour étouffer la vérité sur l'affaire Boulin.
Alors que la lumière peine à être faite sur les circonstances entourant le décès de Robert Boulin et ses ramifications politiques, la mort d'Elio Darmon entame une nouvelle série de questionnements. Nul doute que cette affaire continuera d’alimenter les débats et les enquêtes à venir, tant elle impacte la mémoire collective et les strates du pouvoir en France.







