Une nouvelle proposition de loi met en lumière l’importance croissante du dépistage des maladies cardiovasculaires chez les femmes. Présentée le 7 avril par l’ancien ministre de la Santé, Yannick Neuder, cette initiative pourrait rendre le dépistage obligatoire lors des bilans de prévention à des moments clés de la vie. De nombreux facteurs, tels que l’évolution hormonale, les grossesses et les modes de vie, influencent le risque cardiovasculaire des femmes, qui ne cesse d’augmenter.
D’après les statistiques, en France, chaque jour, environ 400 personnes décèdent d’un infarctus ou d’un AVC, dont près de la moitié sont des femmes. La cardiologue Stéphane Manzo-Silberman, de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, alerte sur la montée de ces cas, particulièrement chez les jeunes femmes, en partie à cause des habitudes telles que le tabagisme et l’obésité. "Ces facteurs de risques sont maintenant bien documentés," souligne-t-elle.
Des risques tout au long de la vie
Elle ajoute que "le moment de la puberté et l’apparition de pathologies féminines telles que le syndrome des ovaires polykystiques et l’endométriose peuvent accroître le risque de complications cardiovasculaires. Il est crucial d'effectuer un suivi approprié, notamment lors du choix de la contraception qui peut poser problème si d'autres facteurs de risques, tels que le tabagisme, sont présents," explique-t-elle.
La grossesse représente également une période délicate, potentiellement compliquée par des conditions comme le diabète gestationnel ou la pré-éclampsie. À la ménopause, la chute brutale des œstrogènes collectivement protecteurs exige également une attention accrue.
Les études insistent sur l'importance d'un suivi adéquat à chaque étape de la vie d'une femme pour prévenir les risques cardiovasculaires. Un soutien et une sensibilisation accrus sont donc nécessaires pour assurer une meilleure santé globale des femmes.







