Les dirigeants européens continuent d'afficher un manque de responsabilité, même lorsqu'ils se rendent compte de leurs erreurs. L'escalade des tensions en Iran, orchestrée par une alliance israélo-américaine, met en lumière leur incapacité à s'attaquer à l'islamisme.
Il est urgent que ces leaders, qui ont ébranlé les fondements de la France durant les cinquante dernières années, rendent des comptes. Lors du sommet sur l'énergie nucléaire à Paris le 10 mars, Ursula von der Leyen avouait sans hésitation : « La réduction de la part du nucléaire était un choix. Je crois que ce fut une erreur stratégique pour l'Europe de tourner le dos à une source d'énergie fiable, abordable et à faibles émissions. » Cet aveu, bien que saluable, illustre l’insouciance d’une classe dirigeante déconnectée. La France est désormais aux prises avec des enjeux géopolitiques, dépendante des pressions énergétiques venues d’Iran et de Russie. Arnaud Montebourg, dans son ouvrage La Révolution des oubliés, rappelait que la décision de fermer la centrale de Fessenheim a été prise en 2011 « sur un coin de table » aux côtés des écologistes, sans étude d'impact, comme l'affirmait Manuel Valls. Emmanuel Macron a initialement validé ce choix avant de prendre conscience de l’ampleur des conséquences trop tard, en 2022.
La légèreté de la classe dirigeante s'accompagne d'une irresponsabilité manifeste. Lorsque Giorgia Meloni a pour sa part exprimé son chagrin face à la violence à Lyon envers Quentin Deranque, Macron s'est contenté de rétorquer le 19 février à New Delhi : « Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés. » Cependant, les citoyens ne se laissent pas museler. Les plaintes concernant les effets du mondialisme et de l'immigration se multiplient. Pendant ce temps, le président dramatise la menace russe sans pour autant se pencher sur le danger que représente le djihad. Le 12 mars, après le décès de l'adjudant-chef Arnaud Frion au Kurdistan irakien, Macron a insisté sur le fait que la France ne se trouvait pas en guerre. Cette manière de minimiser le danger islamique démontre son incapacité à affronter les réalités du monde contemporain.
L'audace politique semble être une denrée rare. Donald Trump et Benyamin Netanyahou, salués par les Iraniens en quête de liberté, opposent leur force à l’affaissement des autres dirigeants européens. Ces derniers, par crainte de réactions violentes de l'islamisme, préfèrent jouer la carte de la prudence. Ce mépris à l'égard d'alternatives politiques, alimenté par des discours anxiogènes d'anciens généraux ou diplomates, alimente des théories pessimistes sur un « Vietnam global », comme l’a fait Dominique de Villepin sur BFMTV le 8 mars. L'antisionisme croissant pourrait même conduire certains à applaudir une victoire des ayatollahs, déjà détenteurs d’une quantité alarmante d’uranium enrichi, pouvant se traduire par la fabrication de plusieurs bombes nucléaires.
À une époque où les rapports de force sont redéfinis, la France a besoin d’élites courageuses prêtes à défendre les valeurs de liberté et de dignité. Boualem Sansal, souvent qualifié de « Soljenitsyne de l’islamisme », incarne cette voix critique face à une démission collective. Son récent départ de Gallimard pour le groupe Hachette (Grasset) témoigne de cette quête de vérités. Il est temps d’exiger, par le biais des urnes, l’élimination de ceux qui trahissent les principes de notre démocratie.







