A 77 ans, Patrick Balkany, figure controversée de la droite francilienne, se présente devant la justice dans un climat délicat. Privé de mandats politiques et ayant subi une lourde défaite électorale, où sa liste a à peine recueilli 7,4 % des voix, Balkany fait face à des accusations qui pourraient sceller son avenir judiciaire.
Durant son procès, qui se déroule du 7 au 10 avril, son avocat Robin Binsard promet de contester vigoureusement les accusations. "Ces dossiers sont cousus de fil blanc. Nous allons nous battre pour obtenir sa relaxe", a-t-il déclaré, soulignant le passé tumultueux de son client.
Emploi fictif et prise illégale d’intérêts ?
La première affaire portée devant le tribunal concerne une association liée à la mairie, où il est accusé de plainte illégale d’intérêts suite à des paiements indus. Il est suspecté d'avoir permis à un ancien directeur de prolonger indûment sa rémunération de 300 000 euros après sa retraite. Cependant, l’avocat de Balkany prévoit de contester la légitimité des charges, évoquant des délais judiciaires inappropriés.
Utilisation abusive de chauffeurs municipaux
Les jours suivants, les juges examineront le second volet, dans lequel Balkany est accusé d'avoir utilisé des policiers municipaux comme chauffeurs privés, une décision contestée par la défense, qui affirme qu’elle était justifiée pour des raisons de sécurité.
Ces affaires viennent s'ajouter à un casier judiciaire déjà bien chargé, après une condamnation pour avoir dissimulé 13 millions d'euros au fisc. Malgré cette situation tumultueuse, Balkany maintient que ses actions visaient à réaliser des économies sur les fonds publics.







