Les Écologistes ne soutiendront un candidat différent qu'écologiste que si celui-ci remporte la primaire, selon Marine Tondelier. Dans un manifeste présenté le 2 avril à Villepinte, elle a clairement posé le cadre de cette démarche.
"La seule raison pour laquelle Les Écologistes se rangeraient derrière une autre candidature qu'écologiste à la Présidentielle serait parce que cette personne aurait gagné la primaire", indique Tondelier dans son texte intitulé "Ce que nous vous devons".
Tondelier, candidate à cette primaire, plaide pour une unité de la gauche et espère inclure d'autres partis, notamment les socialistes. Cependant, le soutien à cette initiative semble mitigé au sein du PS. Si le premier secrétaire Olivier Faure est favorable, de nombreux cadres comme Raphaël Glucksmann et Jean-Luc Mélenchon n'y croient pas, optant pour d'autres stratégies.
La primaire perçue comme une menace
Dans son manifeste de 40 pages, Tondelier critique des membres de la gauche qui semblent privilégier leurs intérêts personnels au détriment d'une démarche collective. Elle note que les électeurs votent pour différents candidats successivement, soulignant la nécessité d'une cohésion.
"On ne peut pas vouloir en finir avec la concentration du pouvoir tout en maintenant une figure unique", affirme-t-elle, justifiant l'importance d'une primaire ouverte.
Pour les Écologistes, une victoire en primaire constitue un impératif pour s'unir face à une potentielle montée de l'extrême droite, un enjeu que Tondelier appelle la "prospérité écologique", axée sur la protection et la préparation du futur.
La cheffe des Écologistes conclut en affirmant que ceux qui craignent cette primaire doivent se questionner sur leur légitimité : "La primaire fait peur à ceux qui risquent de perdre leur influence. Elle est essentielle pour une véritable démocratie au sein de la gauche".







