Rima Hassan, eurodéputée de La France Insoumise, a été libérée de garde à vue le 2 avril, au terme d'une enquête sur un message controversé qu'elle avait partagé sur le réseau social X en mars. Ce contenu a depuis été supprimé.
Lors de sa garde à vue, la députée franco-palestinienne a été informée qu'elle comparaitrait devant le tribunal correctionnel le 7 juillet pour des accusations d'apologie de terrorisme en ligne, a annoncé le parquet de Paris. Selon les déclarations officielles, elle avait initialement été convoquée par la police judiciaire pour son implication dans une enquête menée par le pôle national de lutte contre la haine sur Internet.
Le parquet a précisé que cette garde à vue ne nécessitait pas la levée de son immunité parlementaire, étant donné le contexte particulier de l'enquête. De plus, lors de la fouille de ses effets personnels, la police a découvert des substances qui pourraient s'apparenter à du CBD et à une drogue synthétique, la 3MMC, mais celles-ci ne sont pas liées à l'objet de l'enquête.
Le 26 mars, Rima Hassan avait publié un message évoquant Kozo Okamoto, un membre de l'Armée rouge japonaise célèbre pour avoir participé à un attentat en Israël en 1972. Cette déclaration a conduit l'Observatoire juif européen à porter plainte contre elle le jour même de sa publication, comme l'a rapporté France Télévisions.
Des voix se lèvent contre la procédure
Cela ne marque pas la première fois que la parlementaire fait face à des accusations d'apologie du terrorisme. Depuis la fin de l'année dernière, elle est sous enquête pour des déclarations jugées comme soutenant le Hamas à la suite de l'attaque du 7 octobre. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France Insoumise, a vivement critiqué la situation, qualifiant cette garde à vue de « police politique » et pointant du doigt le fait qu'il ne reste plus d'immunité parlementaire en France.
Dans un communiqué, l’entourage de Rima Hassan a dénoncé ce qu'il appelle des « séries irrégularités », affirmant que Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, avait contacté les autorités françaises pour demander des clarifications. De son côté, le Parlement européen reste silencieux sur les détails de l'affaire, affirmant simplement être « en contact avec les autorités nationales, la députée et son groupe politique ». Ce silence laisse planer des doutes sur le respect des procédures.







