Le week-end de Pâques est crucial pour le chocolatier Gaëtan Derrien, basé à Rennes, qui réalise entre 12 et 15 % de son chiffre d'affaires annuel pendant cette période. Les vitrines de son établissement scintillent de douceurs chocolatées, avec une large palette de formes et de créations : œufs, lapins, poules, poissons, et même des caliméros. Au total, il a préparé entre 4.800 et 5.000 pièces pour célébrer cette fête.
« Tout cela nécessitait une préparation méticuleuse », indique-t-il, s'assurant que le travail artisanal est effectué à la main et commencé bien en avance, il y a plus de deux mois. Comme le souligne ICI Armorique, cette anticipation permet de répondre à la demande croissante en chocolat pendant les festivités pascales.
Une tendance au changement des prix du cacao
Bien que le prix du cacao ait récemment baissé, Gaëtan Derrien fait savoir que cette tendance pourrait ne pas se refléter immédiatement sur les prix en magasin : « Les fèves que nous avons utilisées pour ces chocolats de Pâques ont été acquises à des tarifs élevés en raison de contrats passés. Par conséquent, les prix actuels restent élevés, car il y a un décalage temporel pour les variations de coûts », explique-t-il.
D'autres experts du secteur, comme ceux de l'Association des Chocolatiers de France, partagent ses préoccupations. Ils craignent que la situation géopolitique, notamment la guerre au Moyen-Orient, puisse compliquer davantage l'approvisionnement et le transport des matières premières. Cela pourrait tempérer les baisses de prix espérées à l'avenir : « Bien que nous anticipions des réductions dans les mois à venir, les défis logistiques pourraient limiter l'impact positif de ces réductions », ajoute-t-il.
Alors que Pâques approche, la passion pour la chocolaterie continue de rassembler les artisans et les clients autour de ces créations délicieuses et artistiques.







