Le procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a indiqué qu'il ne prendra pas en charge l'affaire de Cédric Prizzon, accusé d'être impliqué dans un double féminicide, rejetant ainsi la demande du Haut conseil à l'égalité (HCE) et insistant sur l'importance de la séparation des pouvoirs.
Arresté le 25 mars au Portugal avec ses deux enfants, Prizzon a suscité l'indignation publique au vu des accusations de meurtres dans des circonstances alarmantes. En plus de ses manifestations passées concernant la perte de garde, cette affaire soulève des préoccupations majeures liées à la violence envers les femmes.
Lors d'une déclaration, Bérangère Couillard, présidente du HCE, a dénoncé la montée d'une "idéologie de haine" à travers un "mouvement masculiniste structuré". Elle a sollicité l'intervention du Pnat, une demande soutenue par une pétition en ligne.
"Les actes qui lui sont reprochés sont d'une gravité extrême et s'inscrivent dans un contexte masculiniste particulièrement préoccupant", a déclaré Olivier Christen, rapporté par France Info. Il a précisé que le parquet de Montpellier est capable de traiter cette affaire.
"Je ne me saisis pas de cette affaire car je crois que le parquet de Montpellier peut la gérer efficacement", a-t-il affirmé.
Christen a également insisté sur la nécessité de préserver l'autonomie de la justice, précisant que les organismes gouvernementaux ne devraient pas influencer les qualifications judiciaires. Dans ce contexte, une enquête pour meurtre a été ouverte à Montpellier.
Il est à noter qu'une procédure similaire relative à des mouvances masculinistes a déjà été mise en place en juillet 2025, marquant une première dans le cadre de menaces contre des femmes par un individu s'identifiant comme "incel".







