La situation au Yémen devient de plus en plus tendue alors qu'Aïdarous al-Zoubaidi, chef des séparatistes du Sud, est au cœur d'un scandale après avoir été accusé de haute trahison. Selon plusieurs sources, dont Le Monde, al-Zoubaidi aurait refusé de se rendre à des pourparlers à Riyad, ce qui a conduit à son éviction du Conseil présidentiel.
Les séparatistes, qui réclament l'indépendance du Sud du Yémen, affirment que leur leader reste actif à Aden, malgré les accusations portées contre lui. Dans un communiqué, le Conseil de transition du Sud (STC) a appelé l'Arabie saoudite à mettre un terme aux frappes aériennes dans le pays, affirmant qu'al-Zoubaidi exerce toujours ses fonctions.
Des frappes aériennes intensifiées ont ciblé la province de Dhale, bastion du STC, où plus de 15 frappes auraient eu lieu, tuant au moins quatre civils. Les autorités saoudiennes, de leur côté, ont expliqué que ces frappes étaient des « opérations préventives » destinées à empêcher al-Zoubaidi de provoquer une escalade de la violence dans la région.
La tension entre les différentes factions au Yémen s'est intensifiée depuis que les forces soutenues par les Émirats arabes unis ont repris du terrain face aux séparatistes lors des récents affrontements. Ce retournement de situation a suscité de vives inquiétudes auprès des experts en géopolitique yéménite. France 24 a rapporté que ces événements mettent en lumière l'instabilité persistante qui règne dans le pays, difficile à contrôler depuis des années.
Les rivalités internes pourraient avoir des conséquences bien au-delà des frontières yéménites, aggravant la crise humanitaire déjà désastreuse. Alors que l'Arabie saoudite tente de rétablir un dialogue entre les factions, les observateurs appellent à des mesures concrètes pour protéger les civils et apaiser les tensions croissantes.







