Entrée en vigueur le 5 janvier 1986, la loi Littoral constitue un jalon essentiel dans la protection des espaces côtiers en France. Elle a été adoptée à l’unanimité par le Parlement, marquant un engagement fort pour la préservation de l'environnement.
Loïc Prieur, avocat en droit de l’urbanisme et enseignant à Paris-Sorbonne, souligne que cette législation, unique au monde, s'inscrit dans une tradition de préservation, protégeant l'accès libre au rivage et interdisant toute construction à moins de 100 mètres de la mer dans les zones non urbanisées. Cela a constitué un véritable coup d'arrêt à l'urbanisation galopante des littoraux français.
Alors qu'elle a été conçue à une époque où les enjeux environnementaux étaient déjà pressants, il est crucial de se demander si la loi Littoral est suffisamment adaptée pour faire face aux nouveaux défis posés par le changement climatique. Les élus et experts s'accordent à dire qu'il est temps d'ajuster certains de ses principes pour garantir la sécurité des populations côtières.
Selon un rapport de la ministère de la Transition écologique, les côtes françaises sont de plus en plus menacées par l'érosion et les inondations dues à des événements météorologiques extrêmes. À ce sujet, des élus demandent de repenser certaines dispositions pour favoriser une meilleure résilience des infrastructures côtières.
Dans un contexte où la France se prépare à affronter des périodes de sécheresse amplifiées et d'inondations, le débat autour de la loi Littoral prend une importance capitale. Des experts, comme Jean-Marc Jancovici, plaidant pour une approche intégrée qui prendrait en compte les enjeux climatiques, rejoignent cet appel à l'action.
Les prochaines réflexions sur cette loi devront garantir un équilibre entre la protection de l'environnement et la nécessaire adaptation aux défis contemporains, en s'engageant à maintenir l’héritage précieux de cet instrument législatif tout en le modernisant pour les générations futures.







