Lors de la conférence annuelle des ambassadeurs, Emmanuel Macron a exprimé une vive inquiétude face aux dérives du nouvel impérialisme et du colonialisme modernes, principalement ciblant la politique étrangère des États-Unis sous la présidence de Donald Trump. « La situation internationale se dérègle », a-t-il déclaré, en exhortant à un “multilatéralisme efficace”.
Le président de la République a critiqué la tendance des États-Unis à se détourner de leurs alliés traditionnels, affirmant qu'ils “s’affranchissent des règles internationales” qu’ils avaient pourtant soutenues récemment. Cette critique intervient dans un contexte où la France, présidente du G7, cherche à redéfinir la gouvernance mondiale en collaboration avec les grandes puissances émergentes.
Macron a rejeté à la fois le “nouveau colonialisme” et la “vassalisation”, en soulignant une nécessité pressante de se regrouper pour contrer les menaces communes. Il a évoqué les tensions grandissantes liées à la Russie et à la Chine, tout en reconnaissant que les États-Unis représentent une part significative du défi.
Le chef de l'État a affirmé que le G7 ne doit pas devenir “un club anti-Brics”, mais plutôt un cadre pour coopérer avec des pays comme la Chine et l’Inde pour promouvoir des solutions globales. En amont du sommet du G7 prévu en juin, il a prévu d'intégrer des discussions sur les “déséquilibres mondiaux” et à travailler sur des dialogues constructifs.
Au-delà du discours politique, des experts, tels que Pierre Vimont, ancien diplomate français, ont souscrit à la nécessité d’un renforcement du multilatéralisme et d'une politique étrangère européenne plus autonome : “il est crucial que l'Europe se redéfinisse face à des États-Unis qui ne sont plus toujours fiables”, a-t-il déclaré.
En somme, Emmanuel Macron a positionné la France comme un acteur central dans la nécessité de refonder les relations internationales à une époque où l'ordre mondial est de plus en plus contesté.







