Les récents soulèvements en Iran suscitent des inquiétudes internationales, notamment aux États-Unis, où le président Donald Trump a laissé entendre qu'une intervention armée pourrait être envisagée en réponse à la répression des manifestations. Ce climat d'incertitude survient après un week-end de violences qui a vu des affrontements entre les manifestants et les forces de l'ordre, ravivant des tensions déjà palpables au sein du pays.
Depuis le 28 décembre, des manifestations éclatent à travers l'Iran, initialement en réaction à des problèmes économiques tels que l'hyperinflation, mais s'élargissant rapidement à des demandes politiques. À ce jour, des centaines de villes, principalement dans l'ouest du pays, sont touchées par cette mobilisation croissante. Les récentes violences ont fait au moins 12 morts, avec des rapports faisant état d'une riposte violente des Gardiens de la Révolution contre des manifestants à Malekshahi.
Trump a déclaré, en voyage à bord de l'Air Force One, : "Nous surveillons cela de très près. S'ils recommencent à tuer des gens comme dans le passé, je pense qu'ils seront frappés très durement par les États-Unis". Cette déclaration alimente la spéculation sur une possible intervention militaire américaine, avec des mouvements d'avions militaires observés ailleurs en Europe.
Parallèlement, les autorités iraniennes ont tenté de désamorcer la situation en reconnaissant les "revendications légitimes" des manifestants et en proposant une aide financière mensuelle de 10 millions de rials pour alléger la pression économique. Cependant, la réponse des forces de sécurité reste ferme face aux "émeutiers". Selon des sources telles que France 24, ces derniers craignent que la révolte ne s'intensifie et provoque une chute du régime.
Alors que le gouvernement iranien intensifie sa répression, le climat est particulièrement tendu dans les zones à forte population kurde, où des rapports parlent de violences graves et d'intimidations. L'ONG Iran Human Rights a signalé que des violences avaient conduit à la mort de plusieurs manifestants.
Pour de nombreux experts, cette situation rappelle les précédentes vagues de manifestations, notamment celles de 2022, déclenchées par la mort de Mahsa Amini. Les troubles actuels, bien que moins étendus, pourraient toutefois marquer le début d'une nouvelle phase d'instabilité en Iran, selon les analyses de spécialistes. La communauté internationale observe ces développements avec une attention accrue, soucieuse de l'impact potentiel sur la sécurité régionale et mondiale.







