Un récent incident à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge met à jour les fragilités du cessez-le-feu instauré le 27 décembre, qui avait mis fin à trois semaines de combats causant plus de 47 victimes. Cette confrontation récente a eu lieu le 6 janvier, où des tirs provenant du Cambodge ont blessé un soldat thaïlandais, suscitant une escalade des accusations entre les deux pays.
Dans un premier temps, l'armée thaïlandaise a affirmé que le Cambodge avait "violé" la trêve en lançant des "obus de mortiers dans la zone de Chong Bok", près de leur frontière contestée. Un militaire thaïlandais a été blessé par des éclats, mais l'armée n'a pas précisé la gravité de ses wounds.
En réponse, les autorités cambodgiennes ont contredit cette version, indiquant qu'il s'agissait d'une "erreur opérationnelle". Selon le ministère cambodgien de la Défense, ce qui avait été interprété comme des tirs de mortiers résultait d'une explosion accidentelle survenue lors de travaux d'entretien, faisant également deux blessés parmi les militaires cambodgiens. Le ministre a déclaré, "ce n’était pas intentionnel, nous ne visons pas le territoire thaïlandais", comme rapporté par Phnom Penh Post.
Bangkok prête à réagir si nécessaire
Le Premier ministre thaïlandais, Anutin Charnvirakul, a affirmé que, malgré les clarifications avancées par le Cambodge, le pays examine les implications de cet incident et considère des réponses possibles. "Nous n’avons pas encore ordonné l'évacuation des habitants, mais nous avons la capacité de répondre", a-t-il déclaré.
Cet incident vient s'ajouter à un long historique de disputes territoriales entre la Thaïlande et le Cambodge, qui remonte à l'époque coloniale. L'acuité de cette situation rappelle les tensions anciennes, où les deux nations se sont souvent accusées mutuellement d'escalades militaires. Des experts en relations internationales soulignent la nécessité d'un dialogue constructif afin de prévenir de futurs conflits. France 24 a noté que le maintien d'une communication ouverte est essentiel pour apaiser les tensions.
Ce nouveau chapitre d'incidents risque d'aggraver les relations déjà tendues entre les deux nations et pourrait avoir des conséquences sur la stabilité de la région, rendant d'autant plus importante la diplomatie ouverte et proactive.







