Alors que la canicule historique continue de frapper les deux tiers de l'Hexagone, les services d'urgence sont débordés. Jean-François Cibien, médecin urgentiste et vice-président de Samu-Urgences de France, a récemment rappelé l'importance d'utiliser les numéros d'urgence à bon escient, notamment sur RTL.
Le préfet de police de Paris, Patrice Faure, s'est également exprimé sur la situation critique des hôpitaux, craignant une saturation imminente des établissements de santé. "Nous arrivons à une saturation des établissements hospitaliers", a-t-il déclaré, soulignant une augmentation continue des hospitalisations.
Un "record absolu" d'appels
Jeudi dernier, le Samu d'Ille-et-Vilaine a enregistré un véritable pic d'appels, avec 2.908 sollicitations en une seule journée, surpassant même les records de la crise du Covid-19. Matthieu Revest, infectiologue au CHU de Rennes, a déclaré : "C'est un record absolu, c'est plus d'appels qu'au pic de la crise du Covid". Habituellement, la moyenne d'appels quotidiennes dans ce département est inférieure à 2.000.
Revest a ajouté que la hausse des appels au Samu علامة une augmentation anticipée de patients devant se rendre aux urgences. "Cela nous inquiète car nous nous attendons à un besoin d'hospitalisation beaucoup plus important dans les jours à venir", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
15.000 morts en 2003
Pour sa part, Lionel Lepagneul, secrétaire général de la CGT au CHU de Rennes, a fait part de son inquiétude concernant le weekend à venir, le qualifiant de "très compliqué". "Les collègues aux urgences sont débordés. Ça rentre sans cesse!", a-t-il rapporté.
Ille-et-Vilaine, placée en vigilance rouge canicule depuis plusieurs jours, devrait revenir à un niveau d’alerte orange à partir de ce samedi, mais les répercussions de cette chaleur extrême sur la santé publique soulèvent de nombreuses inquiétudes, rappelant tragiquement l'épisode caniculaire de 2003 qui avait causé la mort de plus de 15.000 personnes en France.







