Un commandant russe, à la tête du pétrolier Tagor, vient d'être placé en garde à vue après une intervention de la marine française au large de l'océan Atlantique, comme l’a révélé le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger. Cette opération, qui a eu lieu le 2 juin, souligne les efforts continus de la France pour faire respecter les sanctions contre la Russie.
Ce marin risque jusqu'à un an de prison et 150 000 euros d'amende pour manquement au pavillon et refus d'obtempérer aux ordres des autorités maritimes. De surcroît, la confiscation du navire est également à l'ordre du jour. L'armateur du Tagor, actuellement en cours d'identification, pourrait faire face à des sanctions similaires.
Une opération dans les eaux internationales
Le Tagor, mesurant 241 mètres, a été arraisonné à plus de 740 km des côtes bretonnes alors qu'il se dirigeait vers le port de Limbé, au Cameroun, depuis Mourmansk, en Russie. Lors de la vérification du navire, le commandant a refusé de collaborer avec la marine française, ce qui a conduit à son interception. Stéphane Kellenberger a mentionné que, durant l'opération, "les conditions de vie à bord ont pu être vérifiées" et que "une visite administrative de sécurité se déroule actuellement en parallèle aux enquêtes judiciaires".
Cette interception est la quatrième d'un pétrolier lié à la "flotte fantôme" russe, une série de navires tentant d'éluder les sanctions internationales imposées après l'invasion de l'Ukraine. Le Tagor a déjà changé plusieurs fois de pavillon, arborant successivement les couleurs de Madagascar, des Îles Marshall et du Panama, essentiellement pour dissimuler son identité réelle. Ces manœuvres illustrent l'ingéniosité des opérateurs russes pour passer outre les mesures restrictives, comme l'évoque la chaîne d'information France Info.







