Le 12 juin dernier, à Bordeaux, des pancartes portant des messages comme "La Russie est une prison des peuples" ont résonné sur la place de la Bourse. Les manifestants, pour la plupart réfugiés ou demandeurs d'asile, ont exprimé leur opposition à la guerre en Ukraine et à la politique du Kremlin. Parmi eux se trouvait Olga, une réfugiée arrivée de Volgograd il y a deux ans, qui évoque les raisons de son engagement : "On espère que notre pays pourra redevenir accessible un jour. Aujourd’hui, la Russie tue", a-t-elle déploré, refutant les opinions de sa famille restée sur place, fervente soutien de Poutine.
D'autres participants, comme Michele Poussard de l’association Russie libertés, ont complété ces propos : "Il faut arrêter de penser que tous les Russes soutiennent Poutine. Il ne faut pas oublier ceux qui se battent en Russie pour la liberté". Ce dernier a exprimé sa détermination à continuer la lutte pour une Russie démocratique.
Certains manifestants ont choisi de rester anonymes, par crainte de représailles. La manifestation à Bordeaux fait écho à d’autres actions similaires à travers la France, alors que la situation en Russie continue de susciter des inquiétudes au sein des communautés russes à l'étranger. L’événement rappelle l'importance de se mobiliser pour défendre les droits humains et la liberté d'expression, même lorsque le vent semble souffler contre.







