Le commandant du Tagor, un pétrolier de 241 mètres soupçonné d'appartenir à la flotte discrète russe, a été placé en garde à vue le mardi 2 juin 2026, selon un communiqué du parquet de Brest. L'équipage a par ailleurs vu les restrictions de liberté levées.
Intercepté le 31 mai au large des côtes bretonnes par la Marine nationale, le Tagor est soupçonné par les autorités françaises et britanniques d'opérer sous un faux pavillon, une infraction confirmée par des documents découverts à bord du pétrolier, rapportent des médias tels que ICI Bretagne. En réponse à ces accusations, une enquête pour "défaut de pavillon" et "refus d'obtempérer" a été ouverte.
Jusqu'à un an d'emprisonnement et 150.000 euros d'amende
La garde à vue du commandant, de nationalité russe, est désormais sous la supervision de la Gendarmerie Maritime. Pour les délits reprochés, il risque jusqu'à un an de prison et une amende de 150.000 euros, accompagnés de la confiscation du navire. Les enquêteurs tentent également d'identifier l'armateur, qui pourrait faire l'objet de sanctions similaires.
Pourtant, la situation à bord semble sous contrôle : les mesures restrictives appliquées à l'équipage ont été levées, le parquet ayant vérifié les conditions de vie à plusieurs reprises. Dans un communiqué, il a souligné que la qualité de vie à bord était acceptable, apaisant ainsi les inquiétudes.
Le gouvernement français, par ailleurs, envisage de durcir les sanctions liées aux infractions de défaut de pavillon et de refus d'obtempérer. Une déclaration faite le 8 avril dernier témoigne de la volonté d'agir de manière plus ferme face à cette problématique croissante. Le Tagor est désormais le quatrième navire suspecté d'appartenir à cette flotte fantôme arraisonnée dans les eaux françaises, une situation qui illustre la vigilance des autorités face aux menaces maritimes contemporaines.







