« Je n’arrive pas à respirer » : la police britannique est critiquée après la diffusion d'une vidéo controversée montrant des agents menotter Henry Nowak, 18 ans, un étudiant poignardé en décembre dernier. Son assassin, Vickrum Digwa, âgé de 23 ans, avait prétendu avoir agi en légitime défense après avoir été victime d’un affront raciste. Ce drame, survenu alors qu’Henry rentrait d’une soirée à Southampton, a soulevé de vives émotions dans le pays.
Les images montrent Henry allongé au sol, suppliant de l'aide, tandis que les policiers l'arrêtaient. Cette vidéo, montrée pendant le procès de Digwa, a été partagée par la police du Hampshire après approbation de la famille de la victime.
Enquête sur l'intervention policière
Une enquête a été ouverte sur la conduite des forces de l'ordre, suscitant l'appel du Premier ministre travailliste Keir Starmer pour une réponse rapide. Le père d'Henry a demandé une enquête exhaustive sur les circonstances de l'arrestation, soulignant un traitement jugé inhumain par la police.
« Ce footage est extrêmement choquant... On entend les appels d'Henry et la police a échoué à réagir », déclare Suella Braverman, ministre.
La suite judiciaire pour Vickrum Digwa est déjà en route, avec plusieurs chefs d'accusation liés à la possession d’armes. Son frère et son père sont également impliqués dans cette affaire.
Réactions politiques et tension sociale
La mort d'Henry a été instrumentalisée par des figures politiques comme Nigel Farage, qui a déclaré que le système judiciaire favorise certains groupes au détriment d'autres. Les mots d'Henry, « Je n’arrive pas à respirer », évoquent une résonance tragique, rappelant l'affaire George Floyd.
Des manifestations sont prévues pour soutenir la famille d'Henry, tandis que des voix de l'extrême droite dénoncent un prétendu racisme anti-blanc. La ministre de l'Intérieur, Shabana Mahmood, a également exprimé ses préoccupations, appelant à la solidarité entre les communautés.
« Nous devons éviter que ce meurtre ne divise encore plus les communautés », a-t-elle averti.
Elon Musk a exprimé son soutien pour une action légale contre la police, tandis que Downing Street a réfuté l'idée d'un « maintien de l'ordre à deux vitesses ». La famille de Vickrum a présenté ses excuses à la communauté sikhe, soulignant la complexité des enjeux en jeu.







