L'armée américaine a annoncé ce mardi 2 juin qu'elle avait intercepté un pétrolier, en dirigeant un tir sur sa salle des machines pour l'empêcher d'atteindre l'île iranienne de Kharg, en violation du blocus de Washington. Ce navire, le Lexie, enregistré sous pavillon du Botswana, était à vide au moment de l'incident.
Selon le Commandement central américain (Centcom), l'équipage du Lexie a ignoré les avertissements répétés des eaux américaines avant que l'action militaire ne soit entreprise. Le tir, effectué à partir d’un drone américain, soulève des interrogations quant aux dommages causés à l’équipage, d’après certaines sources, aucun blessé n’a été signalé.
Cette interception est la dernière d'une série d'actions militaires, le Centcom ayant redirigé un total de 122 navires pour faire respecter le blocus, instauré pour répondre à l'obstruction de l'Iran dans le détroit d'Ormuz.
Tensions avec Téhéran
En réponse, le gouvernement iranien a condamné les attaques américaines. La diplomatie iranienne a également mis en exergue la complicité du Koweït et de Bahreïn, accusés d'être impliqués dans ces escalades militaires.
Mohsen Rezaï, conseiller militaire au sein du gouvernement iranien, a menacé de représailles sous la forme d'un « déluge de missiles et de drones » si de nouvelles agressions américaines survenaient. Il a souligné que chaque attaque serait suivie d’une réponse disproportionnée.
Les tensions entre les États-Unis et l'Iran se poursuivent, chaque pays s'accusant mutuellement de violer des cessez-le-feu qui semblent de plus en plus fragiles, malgré des contacts encore ouverts selon des informations rapportées par Donald Trump.







