Ce dimanche, un pétrolier en provenance de Russie a été arraisonné par la Marine française dans l'océan Atlantique, soulevant de nombreuses questions sur les régulations maritimes. Emmanuel Macron a confirmé cette interception, qui représente le quatrième cas similaire depuis septembre.
• Un navire arraisonné à plus de 740 km des côtes
Le pétrolier, dénommé le Tagor, a été intercepté à plus de 740 km au large de la Bretagne. Selon la préfecture maritime de l'Atlantique, il provenait de Mourmansk et se dirigeait vers Limbé au Cameroun, sous le pavillon du pays africain. Toutefois, des doutes subsistent quant à la légitimité de ce pavillon.
"L'absence de justification sur la nationalité du navire a incité la Marine à monter à bord, conformément à la convention de Montego Bay," a précisé le communiqué des autorités maritimes.
• Enquête ouverte pour refus d'obtempérer
Le parquet de Brest a ouvert une enquête pour "non-justification de nationalité d'un navire", "défaut de pavillon" et "refus d'obtempérer". La gendarmerie maritime est chargée des investigations.
Le procureur Stéphane Kellenberger a déclaré : "Le capitaine, se proclamant de nationalité russe, a refusé à plusieurs reprises de suivre les instructions de la Marine Nationale, rendant nécessaire cette prise de contrôle."
Le Tagor est actuellement escorté vers un point de mouillage pour des vérifications approfondies, un trajet estimé entre 24 à 48 heures selon les experts.
• Des soupçons de trafic pétrolier
Le navire n'a pas émis de signal depuis une semaine, naviguant alors à proximité des côtes norvégiennes. Avec un équipage de 23 membres, le Tagor est sous sanctions des États-Unis et de l'UE, ayant changé de pavillon à plusieurs reprises dans le passé, incluant Madagascar et Panama. Des allégations persistent concernant un éventuel transport de pétrole russe ou iranien, potentiellement lié à des figures controversées du nouveau régime iranien.
• La France réaffirme sa détermination contre les sanctions
Emmanuel Macron a publiquement dénoncé le contournement des sanctions, qualifiant ces actes d'inacceptables. Il a assuré que la France reste déterminée dans sa lutte contre cette flotte maritime fantôme.
"Nous avons une détermination constante et totale vis-à-vis de ces pratiques," a-t-il tweeté, accompagnant son message de photos de l'arraisonnement.
• Réaction du Kremlin
En réponse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a qualifié cette action d'illégale, assimilant le comportement de la Marine française à une forme de piraterie. Il a ajouté que la Russie envisage des mesures pour assurer la sécurité de ses cargos.
• Quatrième interception réussie depuis septembre
Cette interception s'inscrit dans une série d'actions menées par la France, qui a déjà arraisonné trois autres navires dans le cadre de ses efforts pour faire respecter les sanctions maritimes. Les précédentes opérations ont également abouti à des amendes pour les navires concernés.
Ces événements mettent en lumière les défis croissants auxquels fait face la communauté internationale face aux violations des sanctions, notamment dans le contexte du conflit en Ukraine et des tensions géopolitiques en cours.







