Le 1er juin, le Kremlin a exprimé son indignation face à l'arraisonnement dans l'Atlantique, la veille, d'un pétrolier en provenance de Russie par les forces navales françaises. Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin, a déclaré que de telles actions étaient "illégales, frôlant la piraterie internationale".
La marine française a intercepté ce pétrolier classé sous sanctions européennes, soupçonné d'opérer avec un faux pavillon. Emmanuel Macron, président français, a confirmé cette opération, indiquant que le tanker, dénommé Tagor, était le quatrième navire d'une flotte « fantôme » utilisée par Moscou pour contourner les restrictions occidentales. Cela fait suite à une série d'interceptions, dont celle du Boracay en septembre 2025.
Les autorités françaises ont signalé que l'opération s'est déroulée à plus de 400 nautiques (environ 740 km) à l'ouest de la Bretagne, donc très éloignée des côtes européennes. Le parquet de Brest a ouvert une enquête pénale sur cet incident, soulignant le contexte tendu entre les nations, exacerbé par la guerre en Ukraine et les sanctions économiques imposées par l'Europe.
Les experts s'inquiètent de l'escalade des tensions maritimes. Selon un analyste à l'Institut des Relations Internationales, cette situation pourrait entraîner des ripostes de la part de la Russie, affectant davantage la sécurité maritime mondiale. "Nous surveillons cette dynamique de près", a-t-il ajouté, soulignant l'importance de maintenir un dialogue diplomatique pour éviter toute dérive.







