La Marine française a mené dimanche une opération maritime remarquée, arraisonnant un pétrolier en provenance de Russie au large des côtes bretonnes, avec le soutien crucial de partenaires internationaux, comme le Royaume-Uni, a déclaré Emmanuel Macron lundi.
L'interception a eu lieu à plus de 740 kilomètres de la Bretagne, sur un navire qui provenait de Mourmansk. La préfecture maritime de l'Atlantique a précisé dans un communiqué que l'opération visait à vérifier la régularité des documents du navire, qui arborait un faux pavillon camerounais, en route vers Limbé, au Cameroun.
À bord du pétrolier se trouvaient 23 membres d'équipage dont la nationalité demeure inconnue. Actuellement, le navire est escorté par les gardes côtes français vers un point de mouillage pour des vérifications approfondies, et son éloignement des côtes signifie qu'il pourrait mettre au moins 24 heures à y parvenir.
Emmanuel Macron a fermement condamné les tentatives de ces navires de contourner les sanctions internationales, affirmant dans un message sur X que ces actes financent la guerre de la Russie contre l'Ukraine depuis plus de quatre ans. "La France est déterminée à agir contre cette flotte fantôme", a-t-il ajouté, soulignant également que ces navires représentent un danger pour la sécurité maritime et écologique.
Le capitaine de frégate Guillaume Le Rasle, porte-parole de la préfecture maritime, a indiqué que l'arsenal de sanctions européennes et américaines pesait sur ce pétrolier, en cours d’analyse pour déterminer la véracité de son pavillon. Le navire, qui avait récemment changé de pavillon à plusieurs reprises, était presque vide lors de son arraisonnement.
Cette interception est la quatrième réalisée par la France contre des navires de la flotte fantôme russe, après la capture du Deyna et du Grinch en Méditerranée en 2026, ainsi que du Boracay, arraisonné en septembre 2025. Les précédents navires avaient été libérés après le paiement d'amendes.
Le gouvernement français a annoncé sa volonté de doubler les amendes liées aux infractions de pavillon et de refus d’obtempérer, renforçant ainsi son arsenal pour lutter contre ce type de délit maritime.







