Le mercredi 22 avril, la compagnie française Velvet dévoilera ses trains, marquant son entrée sur le marché. Cette nouvelle entreprise vise à conquérir l'ouest de la France à partir de 2028, ajoutant une pierre à l'édifice d'une concurrence déjà accrue avec Trenitalia et Renfe.
La compétition sur les lignes à grande vitesse s'intensifie en France. Depuis cinq ans, la SNCF, le leader historique, doit faire face à l'essor d'entreprises concurrentes. Trenitalia, la compagnie publique italienne, a été pionnière, mettant en service ses TGV rouges en 2021 sur la ligne Paris-Lyon, et elle prévoit d'étendre son réseau vers Paris-Marseille d'ici 2025. Cette arrivée a clairement impacté le marché : Trenitalia propose des tarifs plus compétitifs que ceux de la SNCF, qui a dû ajuster ses prix, constatant une baisse d'environ 10 % des tarifs depuis 2022 sur Paris-Lyon, selon les informations rapportées par RTL.
Toutefois, les bouleversements ne se font pas sans complications. Trenitalia a bénéficié de réductions sur les péages ferroviaires, ce qui lui a permis de proposer des prix réduits, mais la compagnie a également déclaré des pertes depuis son arrivée sur le marché français.
Les Italiens et les Espagnols comme principaux concurrents
Les défis ne viennent pas uniquement d'Italie. Renfe, la compagnie ferroviaire publique espagnole, a aussi jeté son dévolu sur le marché français. Actuellement, Renfe exploite des liaisons transfrontalières entre Lyon et Barcelone ainsi qu'entre Marseille et Madrid, mais aspire à se développer jusqu'à Paris. Cependant, Renfe est engagée dans un conflit avec les autorités ferroviaires françaises, qui lui reprochent de ne pas respecter certains critères d'homologation. Cette situation a conduit l'entreprise à suspendre ses projets d'extension de services, comme l'indique un article de RTL.
Trois nouvelles compagnies françaises d'ici 2030 ?
La SNCF devra également garder un œil sur Velvet, une compagnie française fondée par Rachel Picard, ancienne dirigeante de la SNCF. Forte de son expérience et de financements solides, Velvet projette de relier Paris à des villes telles que Bordeaux, Rennes et Nantes, avec des trains avec une esthétique distinctive vert et rose. Bien que les détails tarifaires restent flous, le service est attendu pour 2028.







