Ce samedi, Milan sera le théâtre d'un grand rassemblement des leaders de l'extrême droite européenne, organisé à l'initiative de Matteo Salvini, ministre de l'Intérieur et figure de proue du gouvernement ultraconservateur italien dirigé par Giorgia Meloni. Ce meeting, intitulé « Sans peur : en Europe, patrons chez nous », se concentre sur des thématiques majeures telles que l'immigration et la sécurité, tout en s'opposant aux règles communautaires en vigueur.
Parmi les figures attendues figurent le Français Jordan Bardella, le Néerlandais Geert Wilders et la Grecque Afroditi Latinopoulou. Leur présence souligne la volonté de tisser des alliances solides après la récente défaite de Viktor Orban en Hongrie, qui a suscité des inquiétudes parmi ses partisans. Bien que des invitations aient été envoyées, aucun représentant du parti espagnol Vox, ni de la Hongrie ne se joindra à cette rencontre, Orban n'ayant pas été en mesure de faire le déplacement après sa défaite électorale, comme l’a rapporté Sud Ouest.
Matteo Salvini a insisté sur l'importance d'un discours axé sur la « paix, le travail et la sécurité », tout en dénonçant les interventions extérieures, notamment en Iran et en Ukraine. Il a également déclaré que la Ligue, son parti, se battra pour des mesures plus strictes à l'égard de l'immigration, incluant la fin des aides juridictionnelles et des restrictions sur le regroupement familial.
En parallèle, des manifestations contre la Ligue se tiendront à Barcelone, avec la participation de nombreux leaders progressistes, illustrant ainsi la fracture politique au sein de l'Europe actuelle. Ces événements témoignent des tensions croissantes entre conservateurs et progressistes, au moment où des élections cruciales se profilent à l'horizon 2027 en France, Italie, Espagne et Pologne. À cet égard, Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national français, a souligné que ces élections pourraient marquer un tournant décisif pour le mouvement nationaliste.
Salvini a terminé son allocution en affirmant que les règles restrictives imposées par la Commission européenne sont insoutenables, ajoutant que l'Italie « s'organisera seule » si nécessaire. Ce rassemblement de la Ligue vise non seulement à redorer son blason au sein de son bastion lombard, mais aussi à renouer avec ses bases, alors que le parti a enregistré des baisses significatives de sa popularité dans les récents sondages.
Les yeux sont tournés vers Milan, non seulement pour ce qui sera prononcé, mais aussi pour les répercussions sur la scène politique européenne. La une de ce meeting pourrait augurer de nouveaux développements sur le continent face à des défis communs.







