Le président des États-Unis, Donald Trump, a confirmé sur son réseau social, le jeudi 16 avril, qu’un accord de cessez-le-feu de dix jours a été ratifié par Israël et le Liban. Ce répit devrait débuter ce même jour à 23 heures (heure française).
Cette annonce intervient après une escalade de tensions marquée par des bombardements israéliens sur le sud du Liban. Trump a précisé : "Le président libanais, Joseph Aoun, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, ont convenu que pour instaurer la paix, un cessez-le-feu de dix jours sera mis en place."
Ce processus de paix a émergé après des négociations intenses. Joseph Aoun a exprimé sa réticence à discuter avec Netanyahou tant qu’Israël ne suspendait pas ses attaques militaires. Donald Trump a alors activement contacté le Premier ministre israélien pour obtenir son accord pour ce cessez-le-feu, offrant aux Libanais un moment de répit après un mois et demi de conflit, qui a causé plus de 2 000 morts.
Une invitation à la Maison-Blanche
Ce cessez-le-feu ouvre la voie à des discussions potentiellement historiques entre Aoun et Netanyahou, bien qu’un acteur crucial, le Hezbollah, soit absent de l’accord. Le mouvement chiite pro-iranien a déclaré qu’il accepterait le cessez-le-feu à condition qu’Israël renonce à le cibler. Les opinions divergent en Israël : "J’espère que cela pourra mener à quelque chose de positif, mais le Hezbollah doit être neutralisé pour qu’un véritable cessez-le-feu soit envisageable", ont déclaré plusieurs citoyens israéliens, témoignant d’un scepticisme persistant.
Pour l’heure, Benjamin Netanyahou n’a pas encore réagi à l’initiative de Trump, qui a proposé une rencontre à la Maison-Blanche aux deux dirigeants, sans indiquer de date précise.







