Le blocage actuel du détroit d’Ormuz engendre de sévères difficultés d'approvisionnement en kérosène pour les compagnies aériennes européennes. Ce contexte de crise se traduit par un rationnement croissant, une inflation des prix et des annulations de vols, créant ainsi une pression énorme sur le secteur.
La dépendance des compagnies aériennes au Proche-Orient pour l'acquisition de leur carburant est mise en lumière alors que les prix du kérosène ont doublé en l’espace d’un mois. Dans certaines régions, la disponibilité de ce carburant devient précaire, avec des aéroports signalant des premiers signes de rationnement. D’après les sources du secteur, Air France et d'autres compagnies ont déjà répercuté ces augmentations de coûts sur les prix des billets, conduisant à des décisions difficiles, comme l'annulation de certaines liaisons non rentables.
À l'approche de la mi-avril, la situation pourrait se détériorer davantage, avec des prévisions indiquant une pénurie significative de kérosène à prévoir dans les trois semaines à venir, si la crise au détroit d’Ormuz persiste. Face à cette menace, les transporteurs aériens se tournent vers Bruxelles, sollicitant des mesures d’urgence, notamment des achats groupés de carburant afin de stabiliser le marché européen.
Des experts du secteur, comme ceux de l’Association Internationale du Transport Aérien (IATA), soulignent l'importance d'une réponse rapide de la part de l’Union européenne. "Sans intervention, nous risquons de faire face à un effondrement du trafic aérien", avertit un porte-parole de l'IATA. En parallèle, d'autres médias, comme France Info, s'interrogent sur l'évolution de cette crise et ses implications à long terme sur l'aviation et les voyages en général.







