Le 16 avril, à Pornic, environ 230 poules pondeuses ont été revendues par l'association 'Poules pour tous', fondée en 2017 à Montbert, près de Nantes. Cette initiative permet aux particuliers d'adopter des poules initialement destinées à l'abattoir. Bien qu'il s'agisse d'un acte généreux, cette pratique ne fait pas l'unanimité. Des voix critiques émergent, accusant cette opération de s'inscrire dans un paysage commercial où les animaux peuvent arriver en mauvaise santé.
Thomas Dano, fondateur de 'Poules pour tous', défend son modèle : 'Nous avons les certificats de santé des éleveurs qui attestent de l'état de nos poules', explique-t-il. Cependant, il admet que certaines poules peuvent être stressées ou abîmées lors du transport, ce qui peut inquiéter les adoptants, notamment lorsqu'ils doivent remplacer des animaux décédés.
Les inquiétudes concernant l'état de santé des poules ont conduit à l'ouverture d'une enquête par les autorités, suite à des plaintes formulées à l'automne dernier. Selon des rapports, des irrégularités ont été signalées et des contrôles sont actuellement en cours. Cette situation pose des questions sur la transparence et l'éthique des pratiques de sauvetage d'animaux.
Des experts en bien-être animal soulignent l'importance d'une réglementation claire pour assurer que ces initiatives altruistes ne se transforment pas en opportunités commerciales douteuses. Ils appellent à une meilleure surveillance pour garantir le bien-être des animaux concernés. Des voix comme celle de l'association L214, réputée pour leur engagement en faveur des animaux, relèvent la nécessité d'une intervention stricte pour éviter les abus.







