Le Hezbollah a lancé une série d'attaques jeudi contre des cibles militaires israéliennes, déclarant qu'il respecterait le cessez-le-feu si Israël interrompait complètement ses hostilités. Donald Trump a révélé qu'Israël et le Liban se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu de dix jours, incluant le Hezbollah, et qu'il invitera les dirigeants des deux pays à Washington. Sur sa plateforme Truth Social, il a évoqué des discussions constructives avec le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Il a affirmé : "Les deux leaders ont convenu que, pour parvenir à une paix durable, ils formaliseront cet accord de cessez-le-feu de dix jours."
Le Liban s'est enfoncé dans le conflit au Moyen-Orient en mars dernier, lorsque le Hezbollah a attaqué Israël pour soutenir l'Iran face à une offensive israélo-américaine. Des bombardements israéliens en réponse ont provoqué la mort de plus de 2 000 personnes au Liban et déplacé environ un million de citoyens, soit un cinquième de la population. Avant l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, le ministère de la Santé libanais a signalé sept morts et 33 blessés lors d'une frappe sur le territoire libanais.
Des promesses de paix
Le ministre de la Défense israélien a précisé que ce cessez-le-feu pourrait ouvrir la voie à un "accord historique" entre Israël et le Liban. Il a tenu à souligner que l'armée israélienne resterait active dans le sud du Liban pour maintenir la sécurité. Pendant ce temps, le Hezbollah a exprimé une volonté de respecter le cessez-le-feu, sous réserve qu'Israël ne l'utilise pas pour poursuivre des opérations militaires contre ses membres, a déclaré le député Ibrahim Moussaoui.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a également exprimé son soutien à cet accord, salué par des interlocuteurs internationaux, dont la France et l'Union européenne. Bien que la rencontre formelle entre leaders libanais et israéliens soit toujours inédite, des discussions se sont tenues à Washington entre leurs ambassadeurs, marquant une avancée dans les relations.
Dans un contexte tendu, Joseph Aoun, bien qu'ayant refusé un contact direct avec Netanyahou, a remercié Marco Rubio, le secrétaire d'État américain, pour ses efforts. La situation demeure volatile, mais ce cessez-le-feu pourrait offrir un répit tant espéré.







