Le président russe Vladimir Poutine a déclaré ce jeudi 9 avril l'instauration d'un cessez-le-feu pour célébrer la Pâque orthodoxe, qui se déroulera les 11 et 12 avril. Cette annonce a été accueillie par une réponse positive de Kiev, marquant ainsi un moment de répit dans les hostilités persistantes.
Dans un communiqué officiel, le Kremlin a souligné que « par décision du commandant suprême, un cessez-le-feu est décrété à partir de 16h (13h GMT) le 11 avril jusqu’à la fin de la journée du 12 avril 2026 ». Cette mesure se présente comme une rare pause dans le conflit, offrant l'opportunité de célébrer la Résurrection du Christ dans un contexte apaisé.
L’état-major général des forces russes a précisé que des instructions ont été données pour suspendre toutes les opérations militaires durant cette période. Cependant, les militaires restent alertes face à d'éventuelles provocations de la part des forces ukrainiennes. Un porte-parole du ministère de la Défense russe a averti que les troupes conserveraient leur capacité de riposte.
Cette trêve soulève des interrogations parmi les analystes, notamment en ce qui concerne son impact sur la dynamique du conflit. Pierre Razoux, expert en relations internationales, a déclaré à France 24 : « Il est difficile de savoir si cette pause sera respectée et si elle peut ouvrir la voie à des pourparlers de paix, mais cela montre tout de même une volonté d'apaiser les tensions pendant une période symbolique. »
Alors que la situation demeure tendue, cette annonce constitue un moment intéressant dans un conflit qui a vu très peu de répit. Les yeux resteront rivés sur la manière dont cette trêve sera appliquée et si elle peut mener à un dialogue plus substantiel entre les parties concernées.







