Lors de son intervention dans l'émission "Tout est politique" le 9 avril, Antoine Basbous, politologue et directeur de l'Observatoire des pays arabes, a abordé les récents événements concernant les négociations à venir entre le Liban et Israël. Il a souligné que ces pourparlers historiques pourraient être réalisés directement, avec le soutien des États-Unis, contrairement aux aspirations du Hezbollah.
Sonia Chironi, journaliste, a rappelé le choc ressenti au Liban après les bombardements israéliens tragiques de cette semaine, ayant causé plus de 300 victimes. En réponse à sa question sur un éventuel optimisme, Basbous a répondu : "Le cessez-le-feu est fragile car les bombardements continuent. Toutefois, notre attention se porte sur l'annonce d'un engagement du gouvernement libanais pour entamer des négociations directes avec Israël. Une démarche sans précédent dans l'histoire des deux nations." Il a mentionné que le Premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a donné son accord pour que ces discussions se déroulent rapidement au département d'État américain.
Pourtant, la situation reste complexe. Basbous a révélé que le Hezbollah souhaite que l'Iran prenne les rênes des négociations pour le Liban dans un cadre régional plus vaste. "Il est impératif pour le Liban de ne pas déléguer son avenir à des négociateurs iraniens", a-t-il affirmé. En séparant la question libanaise des intérêts iraniens, le Liban pourrait y voir un avantage décisif.
En effet, les bombardements israéliens récents, marqués par une intensité alarmante, ont visé de nombreuses zones civiles, engendrant un véritable carnage. Basbous a de nouveau insisté sur la nécessité pour le Liban de s'engager directement avec Israël sous l'égide américaine afin d'éviter que l'Iran ne devienne la référence pour les négociations à venir. ("La présence des ayatollahs au cœur des décisions libanaises est contre-productive. Le Liban doit revendiquer brillamment son autonomie"), a-t-il ajouté, en soulignant que le Liban a les moyens d'entamer une discussion directe sur des questions cruciales, loin de l'emprise iranienne.
En conclusion, Antoine Basbous reste convaincu que le Liban a tout à gagner en abordant ce dialogue crucial avec Israël directement, et non par l'intermédiaire de l'Iran. Pour plus d'informations, visionnez l'entretien intégral.







