Samedi 14 février, la mort de Quentin D., 23 ans, d'origine nationaliste, a choqué la France après qu'il ait été violemment attaqué lors d'une conférence organisée par l'eurodéputé insoumise Rima Hassan.
Le jeune homme était chargé de la sécurité lors d'une rencontre du collectif identitaire Némésis, qui s'est déroulée jeudi 8 février à l'Institut d'Études Politiques de Lyon. Selon Alice Cordier, présidente de Némésis, des bénévoles masculins étaient présents pour protéger les militantes. "C'était une action bien encadrée pour éviter les provocations", a-t-elle déclaré au Figaro.
Dès les premières investigations, il a été établi que des militants nationalistes avaient été agressés par un groupe masqué. Une source proche de l'enquête a parlé d'une "échauffourée". Cependant, le récit de Némésis souligne que Quentin D. et ses camarades ont été poursuivis et attaqués, certains des assaillants étant identifiés comme membres de la Jeune Garde, dont Jacques Elie Favrot, collaborateur du député Raphaël Arnault (LFI).
Plusieurs affaires de violences
Fondé en 2018 par Raphaël Arnault, le collectif Jeune Garde a déjà fait l'objet d'accusations de violences. En décembre 2025, Arnault a été condamné pour "violences volontaires en réunion", un incident survenu en février 2022 où il a violemment attaqué un jeune homme de 18 ans. Ce dernier fait n'est pas isolé, car plusieurs membres de cette organisation font l'objet de plaintes pour des actes similaires.
En 2024, parmi ses 200 affiliés, huit ont été mis en examen pour avoir agressé un adolescent de 15 ans dans le métro parisien, le questionnant de manière hostile sur ses opinions sur la Palestine.
Un collectif dissous en juin 2025
Ces incidents ont conduit le ministère de l’Intérieur, dirigé par Bruno Retailleau, à légalement dissoudre la Jeune Garde en juin 2025. Le décret affirmait que les actions répétées du groupe étaient à la fois violentes et provocatrices, mettant en danger l'ordre public.
Raphaël Arnault a annoncé son intention de contester cette décision devant le Conseil d'État, déclarant sur son compte Twitter : "Ils ont tenté de nous détruire dans la rue, ils s'en souviennent encore." Cela montre un désir de résilience face à une décision qu'il juge injuste.
Ils ont tenté de nous détruire dans la rue, ils s’en souviennent encore.
— Raphaël Arnault (@ArnaultRaphael) June 12, 2025
Ils ont tenté de nous battre dans les urnes avec une armée médiatique...
RDV devant le conseil d’État ↙️↙️↙️ pic.twitter.com/Vg4mAepLpj
Après cette dissolution, le collectif a reçu du soutien de figures politiques telles que Jean-Luc Mélenchon ainsi que de l'association Ligue des Droits de l'Homme, qui s'est mobilisée pour contester cette annulation.
Suite au drame de Quentin D., Raphaël Arnault a exprimé son choc sur son compte X, appelant à la transparence afin que la vérité éclate sur cette tragédie qui secoue non seulement sa communauté, mais aussi l'ensemble de la société française.







