Dans la nuit du lundi au mardi, une galerie d'art parisienne, L Galerie, située dans le XXe arrondissement, a été le théâtre d'actes de vandalisme. Des tags exprimant des messages inappropriés à l'égard de Vladimir Poutine ont été découverts. Cet établissement est particulièrement associé à Elizaveta Krivonogikh, souvent désignée comme la fille secrète du président russe.
Le matin du 27 janvier, les façades de la L Galerie, ainsi que celles d'immeubles voisins, arboraient des inscriptions en bombe orange. Selon Paris Match, des messages tels que « Fuck Putin and all Russians » et « Death to Putin » étaient clairement visibles, lançant une attaque directe contre le leader russe.
Parmi les inscriptions, une mention « Justice pour El Hacen » faisait écho à l’affaire d'El Hacen Diarra, un Mauritanien décédé lors d'une garde à vue. Sa famille a déposé plainte, dénonçant la brutalité de l'interpellation et demandant un dépaysement de l'enquête, conforme à l'actualité locale, rapportée par Le Parisien.
Le Kremlin nie cette filiation
L'institution d'art, L Galerie, n'est pas le fruit du hasard dans cette agression, étant le lieu de travail d'Elizaveta Krivonogikh depuis octobre 2023. Âgée de 22 ans, elle est également connue sous les noms de Luiza Rozova ou Elizaveta Rudnova. Des enquêtes journalistiques ont établi un lien de filiation non reconnu avec Vladimir Poutine.
Sa mère, Svetlana Krivonogikh, est une femme d'affaires russe sous sanctions occidentales, soupçonnée d'avoir eu une liaison avec Poutine au début des années 2000. Le Kremlin a toujours démenti cette éventualité, tandis qu'Elizaveta maintient un silence concernant ces allégations.
Une réponse par l'humour
Installée à Paris depuis 2020, Elizaveta a terminé son diplôme à l'école d'arts ICART en 2024 et travaille maintenant à L Galerie. Cette dernière se présente comme un espace dédié à « la paix, la non-violence, et au dialogue entre cultures, indépendamment de la nationalité ou des origines », mettant en avant des artistes russes et ukrainiens contre la guerre.
Suite aux dégradations, la galerie a réagi avec humour sur ses réseaux sociaux, remerciant les « artistes inconnus » pour leur manière d'exprimer leurs opinions, qu'elle partage intégralement. Elle a ajouté qu'il était essentiel de retirer les tags afin de ne pas perturber l'appréciation des œuvres des autres artistes, tout en exprimant leur souhait que cesse toute forme de violence.
Cette affaire soulève des questions sur la liberté d'expression et la situation actuelle en Russie, tandis que les opinions se polariseront probablement autour de ce récit à la fois artistique et politique.







