Le constructeur automobile Renault projette de se lancer dans la fabrication de drones militaires, suscitant de vives réactions. Les sites de Cléon (Seine-Maritime) et du Mans seraient affectés par ce plan, ce qui a fait réagir la Fédération sarthoise du Parti communiste français (PCF) dans un communiqué publié le 26 janvier 2026.
Cette information a suscité de nombreuses inquiétudes au sein de l'usine Renault du Mans. En étroite collaboration avec l’État, Renault se positionnerait vers l'industrie de la défense. Des représentants syndicaux se sont réunis en CSE extraordinaire le 20 janvier 2026 pour discuter des implications de ce changement. La CFE-CGC Renault Le Mans a exprimé son malaise : Cette évolution majeure suscite à la fois attentes et inquiétudes chez les salariés. Toute orientation vers l'industrie de la défense devra respecter des engagements stricts et garantir la sécurité des salariés, affirme-t-elle.
La CGT s'est également montrée très critique vis-à-vis de ce projet.
Dans son communiqué, la Fédération sarthoise du PCF a déclaré : Non à la militarisation de Renault ! Oui au développement d’une filière automobile pour répondre aux besoins des mobilités.
Elle a critiqué les politiques du gouvernement de Macron, affirmant qu’elles governent contre le peuple et piétinent la démocratie, engageant le pays dans une économie de guerre fondée sur la peur.
En outre, cette fédération souligne l'inéquité d'un système où les multinationales et l’industrie de l’armement engrangent des milliards, pendant que les salaires stagnent et que la précarité augmente.
En conclusion, le PCF appelle l’État, actionnaire dominant de Renault, à cesser de favoriser les intérêts financiers et à relocaliser la production des véhicules Renault en France pour le service public.







